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Le circuit atypique de Monaco est propice aux surprises. Lors de ce rendez-vous incontournable du Championnat du monde de Formule 1, les monoplaces doivent slalomer dans les rues de la Principauté qui ne sont pas faites pour ça. Un vrai défi que les pilotes et les ingénieurs des écuries aiment relever.
Les rues de la Principauté peuvent sembler tout à fait lisses au volant d'une voiture de tourisme, il n'en est rien au volant d'une Formule 1. Pour pouvoir répondre aux différentes variations de surface, il faut augmenter les hauteurs de caisse des monoplaces. Plus hautes de 5 à 7 mm par rapport à la normale. Les rues sont également glissantes, notamment au niveau du marquage au sol, un paramètre que les pilotes devront garder en tête au long des 78 tours que compte ce Grand Prix. En début, la piste sera d'autant plus piégeuse qu'elle manquera cruellement de grip, une situation qui aura tendance à changer au fur et à mesure de l'avancée du week-end.
On utilise à Monaco les appuis aérodynamiques les plus élevés de la saison. Contrairement aux idées reçues, le principal intérêt de ces appuis n'est pas de faciliter le passage en courbe qui se négocie ici à des vitesses relativement faibles. En réalité, ces appuis permettent de gagner en stabilité au freinage et à la réaccélération afin de maximiser ainsi la motricité en sortie de virage. Autre particularité du Grand Prix de Monaco : l'épingle du Grand Hôtel. C'est le virage le plus serré de la saison, avec celui de la Rascasse. Il nécessite un angle de braquage plus important. Une suspension avant est spécialement conçue pour le tracé de Monaco.
Si Monaco n'est pas un circuit particulièrement exigeant pour les pneumatiques, car cela reste un tracé plutôt lent (Monaco apparaît comme le circuit le moins exigeant de la saison pour le moteur, avec à peine 45% du tour à pleine charge), il n'en va pas de même pour la boîte de vitesses. Elle devra être en mesure de supporter les 53 changements de rapports par tour soit au total près de 4.150 changements !
Toutes ses caractéristiques aussi singulières font de Monaco un Grand Prix prisé des pilotes. Qui gagne à Monaco, entre dans la légende de la F1. Dans ce contexte, les outsiders veulent saisir la moindre opportunité. Monaco est l'endroit idéal pour tenter de troubler l'ordre établi. Les BMW Sauber courent toujours après un premier succès. "J'attendais vraiment Monaco avec impatience", avoue Robert Kubica. Les Renault, en nets progrès, possèdent un atout maître en la personne de Fernando Alonso, très à l'aise en Principauté où il a remporté les deux derniers Grands Prix. Les Toyota sont aussi candidats à la surprise. Jarno Trulli a d'ailleurs remporté sa seule victoire en F1 dans les rues de la Principauté. Plus loin dans le peloton, Giancarlo Fisichella (Force India) espère marquer un point pour son 200e Grand Prix, tandis que Toro Rosso attend un regain de performances avec sa nouvelle monoplace. Sébastien Bourdais, en général à l'aise sur les circuits urbains lorsqu'il courrait aux Etats-Unis, a couru une fois à Monaco, en F3000 en 2002 : il avait remporté l'épreuve et signé la pole position. Une performance qu'il lui sera difficile de répéter cette année.


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