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Le retour de Michael Schumacher en Formule 1 s'inscrit dans la tradition des "come back" de grands champions. Avant lui, Michael Jordan, Zinedine Zidane ou plus récemment Lance Armstrong, notamment, n'avaient pas résisté aux sirènes d'un retour. Avec des résultats plus ou moins probants...
Le retour de Michael Schumacher s'est effectué en deux temps, avec d'abord un come-back manqué avec Ferrari. Retraité des paddocks à l'issue de la saison 2006 avec 7 titres de champion du monde à son actif, l'Allemand, aujourd'hui âgé de 40 ans, avait d'abord réintégré le staff de Ferrari en tant que consultant de luxe. Mais le pilotage le démangeait trop. Aussi, lorsque Felipe Massa fut victime d'un accident lors des essais du Grand Prix de Hongrie, Schumi n'a pas hésité une seconde : il a accepté la proposition de la Scuderia de jouer les pigistes de luxe. Mais après quelques tests peu concluants et handicapé par une douleur à la nuque persistante, Schumi a finalement renoncé.
C'était mal connaître le champion allemand que de croire qu'il en resterait là. Schumacher a finalement signé avec la nouvelle écurie Mercedes GP pour la saison prochaine, créant l'événement le plus important de la décennie en F1. Que peut espérer un champion qui a tout gagné au cours de sa carrière lorsqu'il sort de sa retraite ? Pas grand chose en réalité. Retour sur les précédents en la matière.
Michael Jordan prend sa première retraite en 1993 après un troisième titre d'affilée en NBA avec les Bulls. Le meilleur joueur de basket de tous les temps n'a plus rien à prouver. Il a pulvérisé tous les records statistiques. Mais après une tentative manquée de reconversion dans le baseball, l'appel du parquet se fait trop fort. Jordan revient dès la saison suivante, en 1994, et remporte un an plus tard un nouveau titre, toujours avec les Bulls... suivi de deux autres ! Cette fois, Jordan n'a vraiment plus rien à prouver. Il prend sa seconde retraite, cette fois définitive, pense-t-on. Mais en 2001, à 38 ans, la compétition lui manque. Jordan effectue un second come back, cette fois au sein des Wizards, la franchise de Washington dont il était devenu l'un des dirigeants. Ce second retour écorne son image. Il prend finalement sa retraite sportive à 40 ans, après deux dernières saisons en demi-teinte.
Zinedine Zidane a suivi un cheminement comparable à celui de Michael Jordan. Avec toutefois une différence de taille : le meneur de jeu de l'équipe de France de football a pris deux fois sa retraite sur une défaite. La première fois en 2004, au sortir d'un Euro manqué. La seconde en 2006, après une finale perdue de Coupe du monde contre l'Italie et un coup de tête désormais célèbre. Comme pour Jordan et Schumacher, c'est l'appel de la compétition qui s'est avéré le plus fort. Et comme dans le cas du basketteur (pour son premier come back), Zidane a réalisé un break court (une saison et demi) et est très vite revenu à son meilleur niveau. Mais à la différence de Jordan, Zidane n'avait pas arrêté toute compétition lors de sa première retraite, qui n'était qu'internationale. Le joueur avait continué de jouer en club, avec le Real Madrid, durant cette pause.
Lance Armstrong a lui aussi effectué deux "come back". Mais sa première interruption de carrière n'était pas volontaire. Victime d'un cancer, le cycliste américain doit arrêter la compétition en 1996. Il reprend en 1998, amaigri mais paradoxalement plus fort, et enchaîne alors les succès. Sept victoires dans le Tour de France plus tard, Armstrong prend sa première retraite en 2005. Quatre ans plus tard, alors qu'il est âgé de 37 ans, l'Américain surprend tout son monde en annonçant son retour. Il termine cette année sur la troisième marche du podium du Tour. C'est en dessous de ses espérances (il visait la victoire) mais assurément un come back réussi. Armstrong a décidé de rempiler pour une année au moins en créant sa propre équipe. L'histoire continue...
D'autres come back prestigieux ont émaillé l'histoire du sport. Signalons celui de Mario Lemieux, superstar du hockey sur glace version NHL. En 1997, épuisé par un mal de dos chronique, le Canadien doit se résoudre à stopper sa carrière après deux Coupes Stanley et quatre titres de MVP de la ligue. L'année suivante, il rachète les Penguins de Pittsburgh, son équipe de toujours, menacée de liquidation. Et trois ans plus tard, il décide de rechausser les patins pour aider son équipe. Ses statistiques son bonnes, mais les résultats des Penguins sont médiocres. Le retour de Bjorn Borg est sans doute le plus pathétique. Après 11 victoires en grand chelem, le Suédois stoppe sa carrière de tennisman professionnel en 1982... à 26 ans seulement ! Ruiné, il décide en 1991 de revenir. Mais son absence a été bien trop longue. Borg enchaîne les défaites humiliantes.


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