Le week-end de rêve de Vettel en Inde
Dimanche 30 octobre 2011 - 23:35
Pole position, meilleur tour d'une course menée de la première à la dernière seconde, victoire finale : Sebastian Vettel (Red Bull) n'a rien laissé à la concurrence lors du week-end de F1 indien, donnant l'impression de réaliser une promenade de santé à haute vitesse.
L'Allemand, sans même y penser, selon ses dires, abat les records. Après avoir rejoint samedi Ayrton Senna et Alain Prost au nombre de meilleurs tours qualificatifs réalisés en une saison - 13 pour le Brésilien et le Français -, il n'est plus qu'à une pole du record établi par Nigel Mansell (14) en 1992.
Vettel a en outre battu dimanche celui du nombre de tours passés en tête de Grands Prix en une saison, précédemment détenu par le moustachu britannique. Mansell, qui n'avait eu que 16 épreuves pour l'épingler, en était resté à 692. Vettel, grâce à son sans-faute indien, en est désormais à 711 boucles.
De là à souhaiter que la saison se prolonge bien au-delà des deux courses restantes, à Abou Dhabi et au Brésil? "Ca m'irait. Je pense que nous pourrions continuer. La voiture est fantastique. L'écurie se régale. Nous sommes sur une dynamique super positive", a affirmé le double champion du monde.
"Quand on rentre dans le garage chaque matin, on voit que chacun pousse à fond. Ils travaillent vraiment dur. Il n'y a aucun signe de gens devenant feignants. Malgré ce que nous avons atteint cette année, il est assez remarquable de voir que personne ne manque de motivation", a-t-il ajouté.
A l'image, comme d'habitude, de l'intéressé, qui, pour montrer qui est le patron en piste, a enchaîné les meilleurs tours toute la fin de course sur le nouveau circuit de Buddh.
"Intouchable"
"Félicitations Sebastian. J'aurais simplement préféré que tu ne battes pas encore le record du tour dans la dernière boucle", lui a fait savoir par radio son patron d'équipe, Christian Horner. Ce à quoi Vettel a répondu par ses traditionnels hurlements de joie et des remerciements appuyés à son écurie.
"A la fin, j'ai eu plusieurs appels de mon ingénieur, me rappelant l'objectif et me répétant qu'épingler le tour plus rapide ne rapportait aucun trophée. Mais heureusement, j'ai pu faire les deux", s'est-il réjoui, gourmand.
A l'inverse,
Jenson Button, 2e, a estimé avoir fait tout son possible, sans résultat.
McLaren a, d'après lui, rendu une copie parfaite dimanche.
"Mais quand Sebastian trouvait son rythme, il devenait intouchable", a-t-il constaté.
Le Britannique a toutefois renforcé sa position de dauphin au général, avec désormais... 134 longueurs de retard sur l'Allemand mais 13 d'avance sur
Fernando Alonso, 3e après avoir réussi à se défaire de l'Australien
Mark Webber (Red Bull, 4e) dans les stands.
"C'était un week-end fantastique", a commenté l'Espagnol.
Des on côté, l'Allemand
Michael Schumacher (Mercedes) a réalisé une superbe course, partant de la 11e place pour terminer 5e, grâce notamment un très beau départ. Son coéquipier et compatriote
Nico Rosberg s'est classé 6e.
Le Britannique
Lewis Hamilton, sur la seconde McLaren, a fini 7e, au terme d'un GP marqué par une collision avec sa bête noire,
Felipe Massa (Ferrari, abandon), cette fois mise au crédit du Brésilien, pénalisé après coup.
L'Espagnol
Jaime Alguersuari (Toro Rosso) a terminé à une belle 8e place, devant l'Allemand
Adrian Sutil (Force India, 9e) et le Mexicain
Sergio Perez (Sauber, 10e), auteur d'une incroyable remontée, lui qui avait débuté la course en 20e position.
