Auto-Moto / Formule 1

imprimer cet article envoyer cet article
Le 200e Grand Prix de Button

Le 200e Grand Prix de Button

Vendredi 29 juillet 2011 - 19:57

Il a beau aborder dimanche sa 200e course en Formule 1, Jenson Button (McLaren), du haut de ses 31 ans et de son titre en 2009, la joue profil bas, préférant minorer l'importance d'un "chiffre" rond, mais surtout pas d'un cap, avant le Grand Prix de Hongrie.



"Quand on arrive à ce jalon, qui ne reste qu'un jalon, on regarde en arrière, ce qu'on a fait de bon, de mauvais, et de très mauvais en F1. On m'a ramené une photo de moi à 20 ans, quand je ne pouvais pas vraiment me laisser pousser la barbe... enfin bon, je ne peux toujours pas maintenant", a souri le Britannique.

Button ou l'éloge de la modestie. Un comble pour un pilote déjà idolâtré outre-Manche alors qu'il n'est encore qu'un simple pilote de Formule 3 britannique. Pour sa belle gueule de blond aux yeux bleus, agrémenté d'un duvet de trois jours ces dernières années. Pour sa vitesse en piste aussi.

Ses premiers pas en F1, chez Williams en 2000, sont prometteurs. La star en devenir termine 8e au général. Ce qui ne l'empêche pas de migrer chez Benetton, devenu Renault, où il s'enterre deux saisons durant. La trajectoire de Button prend l'espect d'une sinusoïde. Elle ne s'en départira jamais.

En 2003, chez BAR-Honda, il relègue son coéquipier canadien Jacques Villeneuve, qui l'avait comparé à "un membre de boys band" - pour ses performances nocturnes et ses multiples conquêtes - au second plan. Puis finit 3e du championnat en 2004.

Sa carrière décline ensuite, même s'il réussit à remporter sa première victoire en ... Hongrie en 2006. En 2007 et 2008, Button ne marque que 9 points en tout. Ce qui ne l'empêche pas d'être sacré champion du monde l'année suivante, au volant d'une Brawn GP (ex-Honda F1, ex-Bar-Honda) stratosphérique.

Un gâteau

Le "I'm the world champion" (je suis le champion du monde) qu'il lance à tue-tête le soir de son sacre, au GP du Brésil-2009 marque sa plus grande réussite en Formule 1. En bon vivant invétéré, il promet de ressortir de l'évènement avec une "gueule de bois" mémorable.

Quelques semaines plus tard, il signe chez McLaren, où le pire des avenirs lui est prédit, aux côtés d'un Lewis Hamilton carnassier. La rivalité entre les deux Britanniques accouche pourtant d'une amitié sincère. Button termine la saison dernière à 26 points de son coéquipier.

2011 repart sur les mêmes bases. Un succès pour Hamilton en Chine, un autre pour Button au Canada... puis trois courses marquées par une poisse tenace - un Kers rétif à Valence, puis deux abandons pour problèmes mécaniques à Silverstone (Grande-Bretagne) et au Nürburgring (Allemagne).

"La chance n'a pas vraiment été de mon côté ces derniers temps mais j'espère que ça se passera bien ici, que j'aurai une bonne course pour mon 200e GP", observe-t-il, quand bien même ce cap ne représente "qu'un chiffre", pour lui. Un chiffre qui lui fera dépasser dimanche le quadruple champion du monde Alain Prost, bloqué à 199.

"J'espérais que mon 199e allait être spécial, mais il ne l'a pas été. J'ai aussi reçu un message de Jackie Stewart, qui n'a couru que 99 GP, ce qui m'a surpris. 200 GP c'est beaucoup, mais ce n'est rien par rapport au vieux garçon, Rubens Barrichello (Williams), qui en a fait 314", commente Button.

Et pour le cadeau ? "Ca, il faut voir avec l'équipe. Moi je voudrais un gâteau. Les pilotes adorent les gâteaux", sourit-il après réflexion. Tout simplement.

Réagissez à cet article

Sport.fr est un espace de débat civique et civilisé. N'hésitez pas à signaler tout abus en cliquant sur le lien présent en bas de chaque commentaire pour nous indiquer tout contenu diffamatoire, injurieux, commercial, raciste...

Sachez également que des informations sur votre connexion (telle que votre adresse ip) seront mémorisées .



Buzz sport