La radiation de Briatore annulée

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La radiation de Briatore annulée

La radiation de Briatore annulée

Mardi 5 janvier 2010 - 20:58

Flavio Briatore n'est jamais aussi fort que lorsqu'il semble touché. Le TGI de Paris juge "irrégulière" la décision prise le 21 septembre par la la Fédération internationale de l'automobile (FIA) à son encontre pour son implication dans l'affaire du "Crashgate", annulant ainsi la radiation à vie du sport automobile de l'ancien directeur de l'écurie Renault F1.

L'ancien patron de l'écurie Renault F1 a aussitôt exprimé son "immense joie" d'avoir obtenu gain de cause. "La décision rendue aujourd'hui me rend à la fois la dignité et la liberté dont on avait arbitrairement prétendu me priver", déclare Flavio Briatore dans un communiqué.

Accusé par la FIA d'avoir fomenté l'accident volontaire de Nelson Piquet Jr. au Grand prix de Singapour en 2008, il avait été radié à vie de toute activité liée au sport automobile en septembre. Le TGI de Paris a annulé cette sanction, estimant que la FIA n'était pas compétente pour rendre un tel verdict. Dans une attaque directe contre le président de la FIA Max Mosley, Briatore a également dénoncé "le fait que le Conseil mondial du sport automobile ait été mise au service d'un règlement de compte personnel visant à me chasser de la compétition".

S'ils ont reconnu qu'ils n'avaient pas compétence pour "se prononcer sur la responsabilité" de Flavio Briatore dans l'affaire du Crashgate, les magistrats parisiens ont expliqué que "sous couvert d'un ordre donné à ses membres, le Conseil mondial du Sport automobile (CMSA) a incontestablement infligé, fût-ce indirectement, une sanction à deux personnes sur lesquelles il n'avait pas autorité". Selon eux, Briatore et Simons sont en effet des "tiers à l'égard de la FIA", mais en aucun cas des "membres". Pour le tribunal, le CMSA, qui a "interdit aux membres et licenciés de la FIA de travailler avec MM. Briatore et Symonds", n'a "pas le pouvoir d'édicter" cette sanction. La décision pourrait faire jurisprudence.

Evoquant son possible retour en Formule 1, Briatore prend du recul : "Il y a le temps", dit-il.

L'Italien, qui réclamait un million d'euros de dommages et intérêts, s'est vu allouer 15.000 euros de dommages et intérêts. L'ancien directeur technique de l'écurie Renault, Pat Symonds, également suspendu le 21 septembre, pour cinq ans, a également obtenu gain de cause. Il s'est vu accorder 5.000 euros d'indemnités, là où il en demandait 500.000.

Ce verdict rend caduque les sanctions prises par la FIA fin septembre. En ne condamnant Renault qu'à deux ans de sursis avec mise à l'épreuve, et en offrant l'immunité à Nelson Piquet Jr, celle-ci n'a donc plus de coupable à afficher pour cette tricherie avérée.

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