Cinq victoires, quatre doublés, le début de saison des pilotes Mercedes ne laisse que des miettes à leurs adversaires. Lewis Hamilton, nouveau leader du championnat du monde, estime même que c’est quelque chose d’irréel.

Qu’est-ce que ça vous fait de gagner ici pour la première fois ?
Ca veut dire beaucoup, car j’essayais depuis huit ans, donc c’est difficile à expliquer avec des mots. Je suis vraiment heureux du soutien que j’ai ressenti ici cette année, alors je tiens à remercier tous les gens dans les tribunes. Je n’ai jamais piloté une voiture aussi bonne et nous n’avions jamais réussi à créer un tel écart avec les autres. Nico a fait un boulot fantastique aujourd’hui, j’ai dû me battre pour le garder derrière moi, mais je suis heureux d’avoir réussi à le faire. Les gars travaillent très dur depuis des années et là ils commencent à récolter les fruits de ce travail. Donc oui, je profite de chaque moment qui passe, et ça fait encore plus plaisir de gagner devant les membres de notre conseil d’administration. Chaque fois que le Dr Zetsche venait l’an dernier, on faisait une mauvaise course, donc il fallait vraiment obtenir un bon résultat, devant lui, pour qu’on arrête de penser qu’il nous porte la poisse.

On vous a entendu râler plusieurs fois, dans la radio de bord, vous étiez énervé. Qu’est-ce qui n’allait pas ?
Je n’ai rien à dire sur les arrêts au stand, non, le problème c’est que je n’étais pas assez rapide, et que Nico (Rosberg) était plus rapide. Je me suis battu avec l’équilibre de la voiture et j’ai vraiment dû m’appuyer beaucoup sur mes ingénieurs pour trouver les moyens de créer des écarts, en faisant bouger les réglages dans tous les sens.

Est-ce que vous imaginiez cette domination de Mercedes quand vous avez signé il y a 18 mois, ce qui a surpris beaucoup de monde ?
Oui, quand je me suis assis avec Ross (Brawn, l’ancien patron technique de l’écurie Mercedes-AMG), chez ma mère, à la table de la cuisine, c’est un peu l’idée qu’il m’a vendue. Je croyais vraiment que tout cela allait arriver, mais je ne pensais jamais que j’arriverais à creuser un écart de 50 secondes sur les Red Bull dans un GP. Donc ça veut dire que l’équipe fait un travail exceptionnel et je me sens privilégié de faire partie de cette équipe, de pouvoir contribuer à obtenir ces résultats. Ca fait quatre doublés d’affilée, c’est juste irréel.