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La Fédération internationale de l'automobile (FIA) répond à l'écurie Ferrari qu'elle a adressé trois propositions aux écuries et que la réduction des coûts est impérative.
"Le conseil d'administration de Ferrari est semble-t-il mal informé. La FIA a proposé aux écuries trois options, l'une d'entre elles étant celle du moteur standardisé, une autre étant que les constructeurs s'engagent de façon conjointe à fournir aux équipes indépendantes des propulseurs pour moins de 5 millions d'euros par saison", explique la FIA.
"La FIA est ravie du succès financier de Ferrari et espère qu'il se poursuivra. Mais un certain nombre d'équipes font face à des coûts qui excèdent très largement leurs revenus. Ce n'est pas viable", estime la fédération. "Il revient désormais aux constructeurs d'accepter l'une des trois propositions de la FIA ou de présenter des propositions concrètes permettant de réduire les coûts à un niveau acceptable", poursuit la FIA.
Ferrari menace d'abandonner la Formule 1 si les moteurs des monoplaces devaient être standardisés, annonce l'écurie italienne.
"Le CA de Ferrari, tout en confirmant son plein engagement pour une substantielle et nécessaire réduction des coûts (...), a toutefois exprimé sa forte préoccupation en ce qui concerne les projets d'égalisation ou de standardisation des moteurs, qui priveraient la Formule 1 de sa propre raison d'être, basée sur la compétition et le développement technologique", souligne le communiqué.
"C'est comme cela que Ferrari explique sa présence ininterrompue depuis la première édition du Championnat du monde de F1 en 1950", continue la Scuderia, avant de conclure : "Si ces éléments ne sont plus d'actualité, le Conseil d'administration s'est réservé le droit d'évaluer, en concertation avec ses partenaires, l'opportunité de maintenir sa présence dans la discipline."
Ferrari emboîte donc le pas de Ron Dennis, le patron de McLaren-Mercedes, très critique à l'égard de la volonté de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) d'imposer un moteur unique. Mais la Scuderia va plus loin en menaçant de se retirer. Et la F1 sans Ferrari, ce n'est plus tout à fait la même chose. L'enjeu est de taille pour le constructeur italien. Il est notamment économique puisque Ferrari vend aussi sa technologie, à prix d'or, à d'autres écuries. Ces dernières, qui n'ont pas les moyens de développer leur propre moteur, voient au contraire d'un bon oeil la standardisation des motorisations.
Le 17 octobre, la FIA a lancé un appel d'offre, qui doit se clore le 7 novembre, pour trouver un fournisseur de moteurs et de transmissions standards qui seront utilisés en F1 à partir de 2010. Compte tenu du contexte économique, la F1 doit en effet réduire ses coûts de fonctionnement dans les années à venir. Mais si les équipes, notamment les plus grosses, évoquent une baisse des coûts sans préciser dans quelle mesure elles entendent agir et se montrent également très sceptiques quant à une éventuelle standardisation, la FIA souhaite une "réduction drastique" des dépenses.



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