Bernie Ecclestone, explique au magazine spécialisé Autosport jeudi qu'il ne "pouvait pas défendre" son ami
Flavio Briatore, ancien patron de l'écurie Renault, banni à vie pour son rôle dans le "Crashgate". "Il ne me parle pas. Je ne sais pas... Il pense que j'aurais dû le défendre, mais je ne pouvais pas", a déclaré Ecclestone, qui figurait parmi les 26 membres du Conseil mondial du sport automobile de la Fédération internationale (FIA) ayant infligé lundi la sanction à Briatore.
Ecclestone a reconnu que Briatore avait été "durement traité". "Je ne pense pas que c'était nécessaire. Mais j'étais dans la commission (qui a tranché), donc je suis probablement autant coupable que les autres. C'était trop. Vraiment trop", a concédé Ecclestone. "Je suis honnêtement un ami de Flavio. Mais il a mal géré tout ça", a dit Ecclestone, évoquant notamment le choix de l'Italien de ne pas aller s'expliquer devant le Conseil mondial. "Il aurait pu faire différemment. Ils lui auraient dit: +Tu as été un vilain garçon+ et on en serait resté là", selon le Britannique, associé avec Briatore comme co-propriétaire du club de football de 2e division anglaise des
Queens Park Rangers.
Ecclestone a par ailleurs tenté de dissuader Briatore de porter l'affaire devant la justice, expliquant que "la
FIA devrait se défendre et quelqu'un viendrait expliquer qu'il a envoyé un jeune mec vers ce qui aurait pu être sa mort". "Cela n'aurait pas belle allure", a-t-il jugé.