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Le compte à rebours est lancé pour Sebastian Vettel (Red Bull) qui, grâce à sa très large avance au Championnat du monde de Formule 1, peut ravir son deuxième titre d'affilée dès le Grand Prix de Singapour, dimanche.
L'Allemand, depuis qu'il s'est imposé lors de la dernière course à Monza, a mis la concurrence à genoux. Son superbe dépassement avec deux roues dans l'herbe sur son dauphin au classement, Fernando Alonso ( Ferrari), ne lui a pas seulement fait endosser le costume du patron. Il lui a surtout donné beaucoup d'air au général.
"Il était bon de montrer à Alonso dans quel sens souffle le vent", avait commenté à chaud Helmut Marko, l'un des hommes forts de l'écurie Red Bull. "Ce que nous avons vu contient tous les ingrédients pour démoraliser nos adversaires. Et c'est OK pour nous", s'était réjoui l'Autrichien.
De fait, Vettel, désormais crédité de 284 points, dispose de 112 longueurs d'avance au classement sur l'Espagnol (172 pts), 117 sur les 3e ex-aequo, le Britannique Jenson Button (McLaren, 167) et l'Australien Mark Webber (Red Bull, 167) et 126 sur le Britannique Lewis Hamilton (McLaren).
Une marge énorme quand, au terme du GP de Singapour, un maximum de... 125 unités, correspondant à cinq victoires dans les cinq dernières courses, resteront à distribuer. Un écart impossible à combler, même si les mathématiques prétendent encore le contraire.
De fait, l'humeur sur les paddocks est plutôt au fatalisme. La question n'est plus de savoir si Sebastian Vettel peut être sacré double champion du monde, mais quand il le sera.
"A ce moment de l'année, vu l'avantage dont dispose Vettel, gagner le titre n'est pas complètement impossible, mais cela sera extrêmement difficile. Nous nous battrons pour terminer à la 2e place du Championnat, qui est meilleure que la 5e, et essayerons d'apprécier chaque dimanche", analyse Alonso.





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