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Son titre en 2009 avait bluffé son monde, tout comme son transfert chez McLaren ensuite, et deux saisons plus tard Jenson Button continue de surprendre, jusqu'à dépasser son coéquipier Lewis Hamilton et être reconduit avec les honneurs au sein de l'écurie britannique de Formule 1.
La remise en question perpétuelle peut surprendre au sujet d'un champion du monde. Button, malgré ses bonnes dernières années, n'a jamais totalement convaincu. La faute à un milieu de carrière sinusoïdal, après des débuts prometteurs.
Le Britannique, idolâtré très jeune Outre-Manche pour sa belle gueule de blond aux yeux bleus - agrémentée ces dernières années d'un duvet de trois jours - termine 8e au général pour ses premiers pas en F1, chez Williams en 2000. Puis il s'enterre deux saisons chez Benetton, devenu Renault.
En 2003, chez BAR-Honda, il relègue au second plan son coéquipier canadien Jacques Villeneuve, qui l'avait comparé à "un membre de boys band". Puis finit 3e du championnat en 2004. Sa carrière décline ensuite, même s'il remporte sa première victoire en Hongrie en 2006.
En 2007 et 2008, il ne marque que 9 points en tout et pour tout. Ce qui ne l'empêche pas de réaliser en 2009 un début d'année stratosphérique au volant d'une Brawn GP (ex-Honda F1, ex-Bar-Honda) presque imbattable.
Le paddock reste pourtant sceptique. "C'est un quasi-retraité (Rubens Barrichello) et un autre, brave garçon mais (lent comme) une borne routière, qui se jouent le Championnat. Je ne sais pas où se trouve la crédibilité de tout cela", s'étrangle Flavio Briatore, alors patron de l'écurie Renault.
Vaille que vaille, la "borne", surfant sur ses six victoires aux sept premières courses, est pourtant couronnée. Elle signe ensuite chez McLaren, où le pire des avenirs lui est prédit, aux côtés d'un Lewis Hamilton carnassier.



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