"Aucune preuve" n'a été apportée démontrant un non-respect des règles financières imposées aux écuries de Formule 1, ont asséné vendredi plusieurs dirigeants d'équipe à l'occasion du Grand Prix d'Inde.
"Il n'y aucune preuve que quiconque ne respecterait pas le plafond de dépenses (fixé aux écuries), ce qui est très important. Il y a peut-être des rumeurs, mais il n'y a aucune preuve à ce sujet. Donc du point de vue de l'équipe, je pense qu'il faut faire confiance à nos collègues", a affirmé Adam Parr, en charge de Williams.
"Tous les gens à qui vous parlez veulent les contrôles des coûts. J'ai rencontré Christian (Horner, le patron de Red Bull F1), Stefano (Domenicali, celui de Ferrari). Ils étaient inflexibles sur le fait qu'ils voulaient de tels contrôles", a-t-il poursuivi, reconnaissant toutefois "qu'on pouvait faire mieux" à ce sujet.
"Il n'y aucune preuve du fait que quelqu'un ne respecterait pas le règlement. Et il n'y aucun signe de fissure au sein de la Fota (l'association des écuries de F1) qui ferait exploser le plan de limitation des ressources", a acquiescé Vijay Mallya, le propriétaire de Force India, dont l'équipe est "en totale conformité" avec ces règles, selon ses dires.
Monisha Kaltenborn, présidente de Sauber, a également indiqué qu'"aucune preuve" n'avait été amenée du non-respect du contrôle des coûts, une mesure "très importante mais juste".
Une crise de confiance entre les principales écuries au sujet de la réduction de leurs budgets menace pourtant l'existence même de la Fota, avait déploré Stefano Domenicali le 17 octobre. "S'il n'y a pas de confiance au sein de la Fota, alors à quoi sert-elle ?", s'était interrogé l'Italien.
Un plafond de dépenses, proportionnel à la taille des écuries, a été instauré par la Fota, que toutes se sont engagées à respecter. Des rumeurs récurrentes accusent néanmoins Red Bull de dépenser des sommes bien supérieures à ce qui est prévu, ce que l'équipe austro-britannique nie.





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