Le directeur de la compétition de Michelin, le Britannique Nick Shorrock, a indiqué mercredi à l'AFP que le manufacturier français n'avait "pas répondu à l'appel d'offre de la FIA", remporté par
Pirelli, pour fournir en pneus les écuries de Formule 1 dès 2011.
"On nous avait posé la question de savoir si on était prêt à fournir des pneus pour la F1 avec les règlements de 2010. On n'a pas répondu à cet appel d'offre, dans un contexte où les règlements actuels resteraient en vigueur en 2011", a expliqué Nick Shorrock.
Principal obstacle pour la marque française, le principe de mono-marque, c'est-à-dire le principe de fournisseur unique voulu par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), auquel
Michelin était opposé, entre autres car il limite la visibilité des manufacturiers pneus.
"Nous avons discuté avec les instances de la F1. Nous avons fait des propositions pour favoriser le spectacle. Etre capable de préserver, avoir un impact positif sur l'environnement tout en maîtrisant le coût, et bien sûr dans un contexte où il y a une compétition multi-manufacturier", selon le Britannique.
"Compétition veut dire se comparer avec les autres. C'est cela qui nous permet de travailler sur des notions de technologie. On peut alors tester des innovations en compétition qui vont se retrouver dans les pneus de série de demain", a-t-il remarqué.
"Mais le règlement n'a pas changé. Donc on a décidé de ne pas répondre à l'appel d'offre. Par rapport à 2010, il n'y a rien qui change et rien qui favorise le retour de Michelin en F1", a affirmé Nick Shorrock.
Pirelli a été choisi comme fournisseur unique des pneus des écuries de Formule 1 pour les saisons 2011, 2012 et 2013, a annoncé mercredi la FIA.
Michelin s'était déjà retiré prématurément de la F1 fin 2006 parce que la
FIA avait décidé de passer au manufacturier unique en 2008.