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Sebastian Vettel a gagné dimanche à Singapour, devant Jenson Button et Fernando Alonso, mais deux des trois seulement, l'Allemand et l'Espagnol, semblent encore en mesure de rêver du titre mondial, à six manches de la clôture.
Il reste 150 points maximum à distribuer (25 par victoire). Il faudrait que McLaren réussisse une sacrée fin de saison pour que Lewis Hamilton, décroché à 52 points de Fernando Alonso, à cause de son abandon du 23e tour à Singapour, ou que Jenson Button, revenu dimanche soir à... 75 points du pilote Ferrari, grâce à sa 2e place, coiffe sur le poteau Alonso ou Sebastian Vettel, vainqueur en Asie. Possible, mais peu probable. "On est bien chaque week-end, c'est le point positif, mais on a du mal à faire un bon résultat avec nos deux voitures", a regretté Button, champion du monde 2009.
"Je vais y croire jusqu'au bout", a répété Hamilton, à la fois le plus rapide et le plus malchanceux de la bande: quatre résultats nuls sur les sept dernières courses. Le champion du monde 2008 a été harponné par Maldonado à Valence, a crevé sur des débris à Hockenheim, a été percuté par Grosjean à Spa, au départ, et a cassé sa boîte de vitesses à Singapour. Ça fait beaucoup. Les deux favoris sont donc, de plus en plus, Alonso et Vettel, les seuls qui, comme par hasard, ont déjà été sacrés deux fois. Celui des deux qui arrivera au bout sera un champion d'exception, et pas seulement parce qu'il aura égalé feu Ayrton Senna, Sir Jackie Stewart, Niki Lauda, Nelson Piquet et quelques autres seigneurs de la F1.


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