L'Italien Flavio Briatore, banni à vie du sport mécanique après le scandale du "Crashgate" en 2009 puis réhabilité en 2010, a confié n'être pas motivé par un retour en Formule 1, dans un entretien paru mercredi sur le site officiel de la discipline, Formula1.com.
"J'ai gagné sept titres avec différentes équipes. Je veux prendre du plaisir dans ce que je fais. C'est ça ma motivation, pas le besoin de travailler. En ce moment, je ne prendrais pas de plaisir en F1. Je suis heureux de ce que je fais: être père, mari, prendre soin de mes investissements", a-t-il expliqué.
A la question "reviendrez-vous dans la discipline ?", Briatore, dont une des sociétés gère les carrières de
Fernando Alonso et
Mark Webber, a répondu "difficilement", même si "la F1 a été une grande partie de ma vie et que certaines personnes me sont devenues chères".
"Mais maintenant, je regarde les courses comme un spectateur normal, près des pistes, mais surtout devant la TV", a ajouté le flamboyant sexagénaire, aperçu dans les paddocks au dernier Grand Prix d'Italie.
Flavio Briatore avait été suspendu à vie en septembre 2009 par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour son rôle dans le +Crashgate+, ce scandale de l'accident volontaire de
Nelson Piquet Jr, un des pilotes Renault, qu'il dirigeait, pour favoriser son coéquipier, Fernando Alonso, au
GP de Singapour 2008.
La justice française avait cassé cette sanction en janvier 2010. Les deux parties s'étaient mises d'accord en avril sur une suspension jusqu'à la fin de la saison 2011.
Loin des circuits, l'Italien s'est permis quelques commentaires sur l'actualité récente de la F1, telle l'affaire
Ferrari, poursuivie puis absoute par la
FIA pour avoir donné des consignes d'équipe à ses pilotes à Hockenheim.
"Honnêtement, ce règlement sur les consignes d'équipe est fou. (...) Tout le monde aurait fait la même chose dans la même situation. En plus, cette règle ne peut être contrôlée si elle est contournée intelligemment", a-t-il affirmé.
Interrogé sur le spectacle produit en F1, le même Briatore a pourtant remarqué que "c'est seulement le combat entre pilotes qui draine les foules, ce que le paddock tend à oublier, et pas le travail des ingénieurs", qui "laisse tout le monde de marbre".