L'OM et l'arbitre renversent tout

Football / Trophée des champions

L'OM et l'arbitre renversent tout
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L'OM et l'arbitre renversent tout

Mercredi 27 juillet 2011 - 23:11

Au terme d'un match au scénario incroyable, l'Olympique de Marseille remporte le Trophée des Champions face au LOSC (5-4). Du grand spectacle et un pauvre arbitrage qui ne manqueront pas de faire parler ont rythmé une rencontre folle, de bon augure en ouverture de saison.

Le LOSC n'a pas du comprendre ce qui lui est arrivé. Menant 3-1 jusqu'à la 85e minute de jeu, les Lillois ont été battus par l'Olympique de Marseille ce mercredi soir lors du Trophée des Champions, 5-4. Et pourtant, la partie avait commencé de la meilleure des manières, au moins au niveau du score pour Rudi Garcia et ses joueurs. Dominés dès les premières minutes de la rencontre, les Lillois connaissent bien des difficultés à s’emparer du ballon et poser leur jeu. En face, Marseille affiche une belle maîtrise, Amalfitano trouvant le poteau de Landreau dès la 4e minute, et Lucho butant sur le portier nordiste dans la foulée. En danger sur tous les coups de pied arrêtés olympiens, le LOSC va paradoxalement réussir à prendre l’avantage sur un coup franc. A la conclusion d’une superbe combinaison entre Eden Hazard et Dimitri Payet, obligatoirement travaillée à l’entraînement, Florent Balmont trompe un Steve Mandanda immobile sur la frappe, 1-0 (9e). Si les débats s’équilibrent quelque peu, les hommes de Didier Deschamps restent les plus dangereux, notamment par Amalfitano, auteur d’une très bonne première période. Quelques minutes avant la pause, Landreau sauve une nouvelle fois les siens sur une belle tête de Loïc Rémy, bien servi par Rod Fanni. Au terme d’une mi-temps agréable pour un match de "pré-saison", et encourageante pour Marseille principalement, c’est bien Lille qui mène, contre le cours du jeu.

Et la seconde période repart sur les mêmes auspices. Marseille domine globalement le jeu, et Lille marque quand on l’y attend le moins. Steve Mandanda ne touche le ballon que pour aller le chercher dans ses filets. C’est d’ailleurs ce qu’il fait pour la deuxième fois de la rencontre à la 58e minute, au terme d’un raid solitaire d’Eden Hazard, déjà bien en jambes en ce début de saison, après avoir vu le ballon lui filer entre les jambes. L’Olympique de Marseille, qui se remet à y croire à la 71e quand Landreau, pour la première fois coupable de la rencontre, est battu par André Ayew (2-1), se retrouve une nouvelle fois mené de deux buts à peine quelques secondes plus tard (3-1, 72e), Moussa Sow trompant Mandanda après un service magistral de Ludovic Obraniak, tout juste entré en jeu.

Mais le match qu’on croit terminé ne fait en réalité que commencer. De 3-1, Marseille revient à 3-2 à la 85e minute, par l’intermédiaire de Morel, l’une des recrues de l’été, pour ce qu’on croit être un but pour l’honneur. Ca ne l’est pas, son coéquipier Loïc Rémy remettant les deux équipes à égalité deux minutes plus tard (3-3, 87e). Un score encore loin d’être le score final, l’arbitre marocain de la rencontre décidant alors de laisser son empreinte sur ce Trophée des Champions 2011. A la 89e minute, il expulse Chedjou pour une faute dans la surface de réparation lilloise, et offre un penalty d’une importance capitale à l’OM. André Ayew s’en charge et donne pour la première fois du match l’avantage aux siens (4-3, 90e) ... pour quelques tout petits instants seulement, une recrue lilloise cette fois, Marko Basa, marquant le but du 4-4 à l’autre bout du terrain. Et alors que l’on croit cette fois que c’est bien terminé, monsieur l’arbitre en remet une couche en sifflant un nouveau penalty en faveur des Phocéens, cette fois vraisemblablement imaginaire. André Ayew prend une nouvelle fois les choses en main et offre définitivement la victoire aux siens (5-4) en réalisant le triplé. Une victoire au terme d’un match fou, qui n’est pas sans rappeler le 5-5 de l’Olympique de Marseille, déjà, face à Lyon il y a deux saisons en Ligue 1. Et un arbitrage "délocalisé", comme l’a caractérisé Landreau en fin de rencontre, qui ne manquera pas de faire parler.