Samuel Eto’o qui traite d’idiot José Mourinho, ça fait le tour du monde. Mais l’international camerounais n’est pas le premier à s’en prendre à son entraîneur. D’autres avant-lui se sont essayés à cette art.

Eric Cantona à Henri Michel (Equipe de France, 1988) :
Non sélectionné avec l’équipe de France pour un match amical face à la Tchécoslovaquie le 24 août 1988, Eric Cantona, va complètement disjoncter. Je ne jouerai plu en équipe de France tant qu’Henri Michel y sera à sa tête. Ne me parlez plus de lui, je ne le connais plus. Ce n’est pas mon genre de vouloir aller dans une équipe où le sélectionneur ne m’aime pas (…)Je viens de lire ce que Mickey Rourke a déclaré à propos des oscars d’Hollywood : celui qui s’occupe de ça est un sac à merde. Je ne suis pas loin de penser qu’Henri Michel en est un, lui aussi, j’ai ma conscience pour moi. Une déclaration que le Fédération française de football goûtera peu, malgré des excuses, puisqu’il sera exclu de toutes les sélections françaises pendant 8 mois.

Nicolas Anelka à Raymond Domenech (Equipe de France, 2010) :
Coupe du Monde 2010. C’est la mi-temps de la rencontre entre le Mexique et la France et le score est toujours de 0-0. Raymond Domenech tente alors de recadrer Nicolas Anelka, coupable de trop dézoner à ses yeux. C’est à ce moment que l’attaquant de Chelsea lui assènera la célèbre phrase qui fera la une de L’Equipe le lendemain Va te faire enculer sale fils de pute. Même si ce ne sont pas le mots exacts prononcés par Anelka, la violence des propos obligeront Domenech à le sortir dès la mi-temps, puis par la suite, devant le scandale médiatique, à l’exclure du groupe. En conseil de discipline, Anelka écopera de 18 matches de suspension.

André-Pierre Gignac à Didier Deschamps (OM, 2011) :
Alors que Didier Deschamps vient d’annoncer la composition de son équipe qui affrontera l’Olympiakos en Ligue des champions, André-Pierre Gignac apprend qu’il débutera la partie sur le banc. Furieux, l’attaquant de l’OM s’en prend verbalement à son entraîneur Didier Deschamps, en lui lançant un cinglant : Tu nous casse les couilles. Gignac sera ensuite écarté du groupe marseillais et devra présenter des excuses à la Dèche avant de pouvoir le réintégrer.

Pablo Osvaldo à Aurelio Andreazzoli (Roma, 2013) :
Finale de la Coupe d’Italie entre la Roma et la Lazio. Match le plus important de l’année pour les Giallorossi qui peuvent sauver leur saison en battant leur grand rival. Mais Pablo Osvaldo doit ronger son frein pendant une grande partie de la rencontre. Son coach Aurelio Andreazzoli lui a préféré Mattia Destro à la pointe de l’attaque. Osvaldo ne rentrera qu’à un quart d’heure du terme de la partie, alors que son équipe est menée. Finalement, la Roma perdra la finale et Pablo Osvaldo dira sa façon de penser à son coach : Tu n’as pas de couilles. Il en rajoutera même une couche sur Twitter : Tu aurais fait meilleure figure si tu avais admis que tu étais un incapable… Allez, va plutôt faire la fête avec les Laziali. Le club n’a pas pu le sanctionner, puisqu’Osvaldo est ensuite parti garnir les rangs de Southampton et évolue désormais à la Juventus Turin.

Zlatan Ibrahimovic à Pep Guardiola (Barcelone, 2011 ) :
Zlatan Ibrahimovic n’est pas connu pour garder sa langue dans sa poche quand il a quelque chose à dire. Et lorsque Pep Guardiola ne le met pas dans les meilleures conditions pour qu’il puisse réussir en Catalogne, cela a le mérite de le mettre en rogne. Tu n’as pas de couilles, tu te chies dessus devant Mourinho, tu peux aller en enfer, a déclaré le Suédois après la demi-finale de Ligue des champions perdue contre l’Inter Milan. Ibra ne restera finalement qu’une année au Barça et rejoindra par la suite le Milan AC.