PSG, c'est quoi le problème ?

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PSG, c'est quoi le problème ?

PSG, c'est quoi le problème ?

Mercredi 21 novembre 2012 - 16:00

Incapable de renverser Rennes à 11 contre 9 durant plus d'une demi-heure (1-2), samedi en championnat, le PSG est en crise, comme l'a annoncé Carlo Ancelotti à l'issue de la rencontre. Le club de la capitale, ultra favori pour le titre mais seulement 3e en championnat, est très loin du compte pour le moment, même s'il devrait se qualifier pour les 8e de finale de la C1. Ancelotti a promis qu'il allait "changer quelque chose" dans les semaines à venir. Reste à savoir ce qui devrait l'être, alors que Paris va tenter de rebondir face au Dynamo Kiev.

Les joueurs ?
Bien qu'ultra-dépensier sur le marché des transferts depuis un an, le PSG a pu se rendre compte que les millions n'évitent pas les blessures, ni les suspensions. Contre Rennes, sept joueurs manquaient à l'appel, blessés (Motta, Jallet, Bodmer, Verratti) ou suspendus (Ibrahimovic, Van der Wiel, Sakho), alors que Jérémie Ménez a quitté ses coéquipiers avant la pause, également blessé. Et leurs remplaçants ne sont se sont pas vraiment montrés à la hauteur. En attaque, l'absence d'Ibrahimovic et l'incapacité de Guillaume Hoarau ou Kevin Gameiro (qui aurait mérité de rentrer plutôt) de la faire oublier n'ont fait que renforcer le sentiment de dépendance de l'équipe vis-à-vis de son attaquant suédois. Paris n'a pas réussi à gagner un seul match sans Ibra, blessé contre Ajaccio (0-0, 2e journée), expulsé contre Saint-Etienne (1-2, 11e journée) et suspendu à Montpellier (1-1, 12e journée) et face à Rennes samedi. Peut-être que le retour de blessure de Nenê offrira plus de solutions à Ancelotti. Le Brésilien, buteur samedi, met un peu plus la pression sur un Javier Pastore positionné, il est vrai, un cran plus bas sur le terrain mais une fois encore décevant. Blaise Matuidi, pourtant énorme depuis plusieurs semaines, a été l'auteur de deux erreurs qui ont amené deux buts contre Rennes : presque excusable quand on sait qu'il vient d'enchainer cinq matches en quatre jours. Pourquoi ne pas le faire souffler ?

La tactique ?
Le retour de blessure d'Ezequiel Lavezzi a "contraint" Carlo Ancelotti à repasser à un 4-3-3, histoire d'offrir un couloir à l'Argentin, habitué à déborder. Exit donc le 4-3-1-2, instauré depuis le début de saison, avec une association efficace entre Zlatan Ibrahimovic et Jérémy Ménez en attaque. Un schéma qui permettait à Javier Pastore, légèrement plus en vue quand il était dans un bon jour, d'évoluer dans sa position privilégiée de meneur de jeu. Un schéma qui avait-lui même pris la place d'un triste 4-3-2-1, le fameux "arbre de Noël", pas vraiment adapté à la Ligue 1. Autant de balbutiements tactiques qui interpellent. Ancelotti ne semble pas encore avoir trouvé comment faire évoluer son équipe. Surtout, le jeu proposé ne convainc pas. Si défensivement, grâce notamment à un Thiago Silva taille patron, le PSG peut se montrer rassurant (10 buts encaissés, meilleure défense ex-æquo en L1), c'est la tristesse qui règne quand on évoque son animation offensive (6e attaque seulement). "Ibrahimovic-dépendant", Paris ne parvient pas à concrétiser sa domination au tableau d'affichage. A voir si un 4-3-3 avec un trident Ménez-Ibrahimovic-Lavezzi, option numéro une dans l'esprit d'Ancelotti à la base, sera une réelle solution à ce souci de taille.

L'état d'esprit et la mentalité ?
Et si le PSG s'était vu trop beau ? Annoncé comme les grands favoris au titre à la vue des investissements sur le marché des transferts et de l'effectif proposé, les Parisiens ont toujours accepté ce statut. Reste désormais à l'assumer, ce qui est loin d'être gagné. Entre suffisances et réelles faiblesses, le compte n'y est pas. Ni l'état d'esprit, puisque personne ne semble vouloir se "dépouiller" pour bousculer des équipes parfois (logiquement) recroquevillées en défense. La faute aux arbitres, se sont plaints Leonardo et Carlo Ancelotti la semaine passée, en contestant l'expulsion de Mamadou Sakho contre Montpellier (1-1). La sortie médiatique du directeur sportif parisien lors du Canal Football Club a fait grincer des dents, tandis que l'entraîneur a demandé "plus de respect" pour son équipe de la part des arbitres. Une attitude de "pleureuses" qui a donné de l'eau au moulin des détracteurs du club de la capitale. Plus de volonté et d'envie de gagner, moins de blabla et de plaintes dans les médias : une bonne recette pour repartir de l'avant ?

L'entraîneur ?
Carlo Ancelotti ne paraît pas menacé. Pas encore. Mais l'entraîneur italien le sait : il n'a pas le droit à l'erreur cette saison. Il y a quasiment un an, les Qataris et Leonardo n'avaient pas hésité à sacrifier Antoine Kombouaré, alors leader de Ligue 1 en proposant un jeu plus attractif que celui que son successeur, pour placer l'entraîneur italien, bien plus renommé, sur le banc parisien. Incapable d'aller décrocher le titre ou même une coupe nationale, Ancelotti s'est "contenté" et la 2e place derrière Montpellier et d'une qualification pour la Ligue des champions. Sauf que cette fois, l'objectif annoncé est bien la conquête du titre. Dépossédé de son statut de leader à l'issue de la 13e journée, le PSG s'offre sa traditionnelle crise de novembre, mais l'état d'urgence n'est pas encore décrété. Il le sera si la série de mauvais résultats se poursuit dans les semaines à venir et si Ancelotti ne parvient pas à trouver les solutions. Dans ce cas, la question de son avenir se posera forcément. Et les rumeurs envoyant José Mourinho ou Arsène Wenger au PSG risquent de revenir sur le tapis...

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