Arsenal : le malaise Wenger

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Arsenal : le malaise Wenger

Arsenal : le malaise Wenger

Mardi 24 janvier 2012 - 11:47

Arsenal a définitivement fait une croix sur le titre dimanche en s’inclinant à l’Emirates Stadium contre Manchester United (1-2), lors de la 22e journée de Premier League. Plus que la défaite, ce sont les choix tactiques d'Arsène Wenger qui ont été vivement critiqués outre-Manche. La fin de l’idylle entre l’Alsacien et le club anglais ?

Tirer dessus à boulets rouges. On ne peut pas trouver meilleure expression pour évoquer le cas Arsène Wenger à Arsenal. Au club depuis plus de 16 ans, l’ancien technicien de l’AS Monaco connaît sa période la plus délicate. Parti de rien, l’homme de 62 ans a redonné ses lettres de noblesse à un club en déperdition et qui trainait le triste sobriquet de "Boring Arsenal". Si l’Alsacien est parvenu à changer la donne en une dizaine d’années ramenant les Gunners dans le top du football britannique à coup de titres et grâce à un recrutement très judicieux (Henry, Berkamp, Vieira, Campbell, Van Persie pour ne citer que les plus connus), son statut d’intouchable est mis à mal.

Le changement de la discorde


La raison ? Le manque de titre. Arsenal n’a plus soulevé la moindre coupe depuis 2005 et les supporters, habitués à manger du caviar pendant de nombreuses années, se retrouvent d’un coup d’un seul au pain sec et à l’eau, quand bien même leur équipe est considérée comme celle proposant le jeu le plus attractif d’Europe avec le FC Barcelone, excusez du peu. Seulement voilà, beau jeu et résultats ne font souvent pas bon ménage. Plus embêtant, les choix tactiques de Wenger sont de plus en plus critiqués par des fans au bord de la crise de nerf. Dimanche, lors de la 22e journée de Premier League, un changement a d'ailleurs provoqué l’ire des supporters présents à l’Emirates Stadium.

Opposé à Manchester United dans un match capital en vue de la course à l’Europe, Arsenal se devait de l’emporter pour toujours espérer quelque chose en fin de saison. Privé de 11 joueurs majeurs entre les nombreux blessés et les départs à la Coupe d’Afrique des Nations de Gervinho et Marouane Chamakh, Arsène Wenger avait décidé de tenter, une nouvelle fois, le pari de la jeunesse en titularisant pour la première fois le très prometteur Alex Oxlade-Chamberlain sur l’aile. Bien lui en a pris puisque le joueur formé à Southampton s’est montré déterminant dans l’égalisation des Gunners avec une passe décisive pour Robin van Persie. Alors que les locaux étaient revenus à la hauteur de United et que tout était encore possible, Arsène Wenger décidait de remplacer le jeune Chamberlain par Andreï Arshavin, au grand désarroi des supporters qui sifflaient allègrement le Russe en signe de protestation.

Wenger fait la sourde oreille


Mauvaise pioche puisque sur le second but des Red Devils, Arshavin ne suivait pas Valencia en se montrant très laxiste au marquage. Avec cette défaite, Arsenal se retrouve définitivement hors course pour le titre et voit même ses chances de qualification pour la Ligue des champions s’amoindrir. A l’issue de la rencontre, Arsène Wenger est revenu sur cet "incident" en zone mixte : "Je suis ici depuis 16 ans et je crois savoir ce que je fais quand je change un joueur. Je peux comprendre que les fans soient mécontents d'un changement quand il ne fonctionne pas. Mais il commençait à être fatigué. Il était malade durant la semaine. En plus, Arshavin est le capitaine de l'équipe nationale de Russie. Vous avez un gamin de 18 ans qui débute son premier match de Premier League et un autre qui est capitaine de son pays, et ils s'interrogent au sujet du changement ? Soyons sérieux..."

Le divorce entre Arsenal et Arsène Wenger semble de plus en plus inéluctable. Malgré de bonnes intentions, une vision du football différente des autres cadors de la Premier League avec des moyens plus limités et une philosophie basée sur l’éclosion de jeunes pousses prometteuses, l’Alsacien est certainement en train de toucher aux limites de sa politique sportive. Si la signature de quelques vieux briscards et un football plus "dirty" ne seraient certainement pas un gage de retour aux premiers plans de la scène anglaise, Arsène Wenger devrait peut-être revoir sa politique de recrutement pour que l’idylle avec le club du Nord de Londres se poursuive. A moins qu’il ne soit "canonisé" avant...

Julien Froment

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2011/2012
Wenger
Arsène Wenger
62 ans
Saison 2011/2012
Arsenal

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