Perrin dézingue le staff de l'OL
Mercredi 2 juillet 2008 - 10:14
On croyait qu'Alain Perrin était tenu au secret de la confidentialité après la conclusion d'un accord à l'amiable avec l'Olympique Lyonnais pour mettre fin à leur collaboration. Visiblement pas. "Mon avis ne comptait pas", déplore l'ancien entraîneur lyonnais, regrettant en outre l'existence de "taupes dans le staff technique".
On appelle cela "régler ses comptes". Dans un entretien au Journal L'Equipe, Alain Perrin revient sur sa saison lyonnaise. Une année où il a réalisé le doublé historique Coupe-Championnat, mais une année aussi où il a eu l'impression d'être extérieur au club. Après avoir trouvé un accord financier avec l'Olympique Lyonnais un an avant le terme de son contrat, l'ancien entraîneur vide son sac. Il pointe du doigt le staff technique.
"J'ai très vite compris que je serais surtout responsable de ce qui n'irait pas, indique le technicien, aujourd'hui sans poste. On ne pouvait pas échanger avec Robert Duverne (préparateur physique de l'OL et de l'équipe de France). Il ne fonctionnait que dans l'agressivité." Dès le début de la collaboration, Robert Duverne lui aurait dit : "Je ne suis pas à ton service, je ne travaille pas pour toi !" Perrin parle "d'esprit de contradiction systématique" et discussions "houleuses" avec son staff. "Dès qu'on émettait une critique sur des joueurs, les adjoints mettaient en avant, auprès de ces joueurs, que je les critiquais", continue l'ancien entraîneur de Sochaux. "Quand tu as des taupes dans ton staff technique, c'est embêtant... Mais c'est comme ça. Il fallait acheter la paix sociale pour fonctionner à minima."
Avec le staff technique, l'ambiance n'était donc pas au beau fixe. On le savait déjà. Mais avec les dirigeants du club ? "Mon avis ne comptait pas", déplore Alain Perrin. "La gestion de l'effectif est une affaire du président (Jean-Miche Aulas) et de Bernard (Lacombe, son conseiller), explique-t-il. J'ai vite compris qu'on me demandait poliment mon avis mais que mon avis ne comptait pas."
Toutefois, il n'en veut pas à Jean-Michel Aulas, même s'il reconnaît : "Je pense simplement qu'il n'a pas contribué, par certaines déclarations, à asseoir la crédibilité de la fonction."
