Actualités
L'Inter mise en cause dans le "Calciopoli"

Vendredi 4 décembre 2009

Un ex-arbitre assistant appelé à témoigner lors du procès du "Calciopoli", le scandale des matches truqués mis au jour au printemps 2006, a mis en cause l'Inter Milan.

Devant le tribunal pénal de Naples, Rosario Coppola a indiqué que tous les clubs, et en particulier ceux qui "avaient davantage de poids", tentaient d'obtenir des faveurs auprès des arbitres. Le club milanais aurait au moins une fois fait pression sur lui afin qu'il "adoucisse" son témoignage devant les instances disciplinaires suite à l'exclusion du défenseur colombien de l'Inter, Ivan Cordoba, coupable d'avoir donné un coup à un adversaire lors d'un match de championnat contre Venise.

Une pression indirecte via l'ex-responsable de la désignation des arbitres assistants, Gennaro Mazzei. "Mazzei m'a appelé (...), a-t-il narré. Il y avait un appel de l'Inter pour obtenir une diminution de la suspension. J'aurais dû dire que plus qu'un coup il s'agissait d'une bousculade. Mais je n'ai pas changé ma version (du témoignage) et, à partir de là, je n'ai plus jamais arbitré en Serie A".

Au printemps 2006, plusieurs milliers d'écoutes téléphoniques avaient révélé que plusieurs dirigeants de clubs, de la Fédération ainsi que des personnes chargées de désigner les arbitres avaient participé à la manipulation du déroulement de plusieurs dizaines de matches, notamment en faveur de la Juventus Turin. Le "Calciopoli" a déjà donné lieu à des sanctions de la justice sportive en 2006. La Juve avait notamment été reléguée en Serie B avec 9 points de pénalité, tandis que la Fiorentina, la Reggina, l'AC Milan et la Lazio avaient pu rester en Serie A avec respectivement 15, 11, 8 et 3 points de pénalité.

Jusqu'à aujourd'hui, l'Inter, qui a raflé tous les titres de champion depuis que le scandale a éclaté, n'avait pas été mis en cause.