Transferts
Aulas a-t-il perdu la raison ?

Samedi 1 août 2009

En présentant sa dernière recrue, Bafé Gomis, vendredi à Lyon, Jean-Michel Aulas a concédé qu'il avait dépensé bien plus que prévu lors du marché des transferts. Le président de l'OL a en effet déboursé 72 millions d'euros pour quatre joueurs : Lisandro Lopez, Michel Bastos, Aly Cissokho et Bafé Gomis. Plus grave : ces dépenses ont toutes été consenties après le 30 juin, c'est-à-dire après la clôture de l'exercice 2009... et la vente de Karim Benzema. Voilà qui ressemble fort à un coup de poker !



On sait aujourd'hui pourquoi Lyon s'est empressé de céder Karim Benzema. L'affaire a été conclue le 30 juin 2009, soit le dernier jour de l'exercice comptable 2008-2009. Les 35 millions d'euros déboursés par le Real Madrid sont venus sauver l'exercice en question, qui accuse malgré tout une baisse de 9,3% du chiffre d'affaires. La vente de Benzema représente à elle seule plus de 18% du chiffre d'affaires d'OL Groupe en 2008-2009 ! La troisième place en Ligue 1, après sept titres consécutifs, est bien plus que l'on ne l'imaginait une catastrophe industrielle pour le club, qui a perdu plus de 30 millions d'euros de droits TV et de ventes de produits dérivés.

Dans ce contexte, l'activité de l'OL sur le marché des transferts en moins d'un moins est tout simplement stupéfiante. Entre le 1er et le 31 juillet, Lyon a dépensé 72 millions d'euros pour acheter quatre joueurs : Lisandro Lopez (24 ME), Michel Bastos (18 ME), Aly Cissokho (15 ME) et Bafétimbi Gomis (13 ME + 2 en option). Comment le club peut-il engager une telle dépense alors qu'il a bouclé de justesse sont exercice précedent ? Il n'y a de toute évidence aucune logique économique. Jean-Michel Aulas, tel un joueur de poker poussé dans ses derniers retranchements, a décidé de faire "tapis".

Du reste, le président lyonnais l'a lui-même confirmé vendredi soir. Son budget d'achat de joueurs était bien plus bas, "de l'ordre de 40 millions d'euros". Pour réaliser ces quatre recrutements, Lyon a donc dû piocher dans son "trésor de guerre" , dixit Aulas. En clair : l'argent levé en Bourse, qui était censé financer le futur projet OL Land.

Aulas, réputé pour la rigueur de sa gestion, s'est laissé aller. Depuis le temps que l'on vous dit que le football rend fou...

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