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Allemagne-Angleterre: Le choc

Dimanche 27 juin 2010

Le premier huitième de finale du jour nous fait saliver. L'Allemagne, triple championne du monde, affronte une Angleterre ambitieuse et motivée. La guerre des mots fait rage depuis trois jours entre les deux camps. Sur le plan statistique, la Mannschaft est largement favorite. Mais l'Angleterre a toutes les clés pour réaliser un grand match.




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Au rayon des petites phrases, on retiendra notamment celle d'Oliver Bierhoff, le manageur général allemand, qui considère que "l'Angleterre est favorite". Une hérésie quand on sait que l'Allemagne a systématiquement dépassé le stade des huitièmes de finale en Coupe du monde depuis 1954, qu'elle s'est imposée à trois reprises et qu'elle a atteint à onze reprises le stade des demi-finales. Mais Bierhoff argumente. Les stars sont cette année du côté de l'Angleterre : Wayne Rooney, Frank Lampard, John Terry, Steven Gerrard...

Une démonstration qui vise à mettre la pression sur l'adversaire en conférant à la Mannschaft celui "d'outsider". La ficelle est un peu grosse. Oliver Bierhoff a-t-il un lien de parenté avec Guy Roux ?

Apportons néanmoins quelques circonstances atténuantes à cette analyse. Deux joueurs majeurs pourraient manquer ce choc, du côté allemand. Cacau, attaquant titulaire lors des premiers match, est blessé. Tout comme l'emblématique Bastian Schweinsteiger, touché au dos.

Côté anglais, la méfiance est de mise. Joe Cole a demandé aux journalistes de cesser d'évoquer la "génération dorée" au sujet de l'équipe. L'ailier anglais rappelle que ladite génération n'a encore rien gagné. Surmotivé, le joueur de Chelsea appelle à l'union sacré, rappelant que l'Angleterre est arrivée en Afrique du Sud avec de grandes ambition : "Nous pouvons le faire", a-t-il martelé.

Samedi, Lukas Podolski s'est également exprimé. Loin du discours officiel de son manager général, l'attaquant allemand a dit ne pas avoir peur des Anglais. Désigné meilleur jeune du Mondial 2006, Podolski a la tête tournée vers le futur plus que vers le passé. Il refuse d'évoquer l'histoire des deux pays, de faire un parallèle avec les guerres mondiales

Podolski, élu meilleur jeune joueur du Mondial-2006, a refusé de faire de ce choc un match à part en raison de la rivalité historique entre les deux pays, sur les terrains de football comme lors des deux guerres mondiales...

Les tabloïds, de leur côté, ne s'en sont pas privés. L'un d'entre eux a même titré "The War" (la guerre) en affublant Rooney d'un casque de la seconde guerre mondiale... Tout un programme.

Rappelons que le vainqueur de ce huitième de finale aura la lourde tâche d'affronter le vainqueur d'Argentine-Mexique au tour suivant. On n'en a pas fini avec les chocs !

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