On ne parle que du Paris Saint-Germain, fiasco incontestable de la saison il est vrai. Mais il ne faudrait pas oublier non plus Sochaux et Metz. Dix-neuvième et vingtième de la Ligue 1, les deux formations cherchent des solutions pour sortir de la nasse. Mais en existe-t-il seulement une ?
Qui aurait pu prédire que le FC Sochaux, 7e la saison passée et vainqueur de la Coupe de France, se traînerait à la 19e place de la Ligue 1 après 16 rencontres disputées ? Certes, le club a bien laissé partir son entraîneur, Alain Perrin, à Lyon, et a perdu ses milieux Karim Ziani (Marseille) et Jérôme Leroy (Rennes), mais la formation doubiste paraissait en début de saison avoir les reins suffisamment solides pour effectuer une saison de transition avec l'arrivée à la barre de Frédéric Hantz. Seulement, Sochaux est englué en queue de classement depuis la 4e journée avec seulement 13 points pris en 16 journées. Aux départs de l'été, ont succédé les blessures de longue durée de plusieurs cadres de la formation sochalienne, empêchant Hantz de trouver la bonne formule et de trouver des automatismes. Le bilan est catastrophique avec sept défaites dont cinq à Bonal !
Pour l'heure, Hantz est maintenu dans ses fonctions, au moins jusqu'à la trêve après que ce soit tenue une réunion de l'état major du club doubien. Le président Jean-Claude Plessis, Jacques Crevoisier, directeur sportif et Frédéric Hantz ont évoqué, dimanche matin, la situation très difficile de l'équipe sochalienne. "Aujourd'hui, on est en Ligue 2. Soit on remonte tout de suite, lors des six prochains mois, soit on y reste une année de plus, analyse Jean-Claude Plessis. Maintenant, c'est au joueur de réagir." Le président doubiste a fixé le cap à tenir à son entraîneur : sept points lors des trois derniers matches avant la trêve. Avec deux déplacements, à Lorient et à Metz, plus la réception de Bordeaux, l'objectif paraît difficile à tenir.
En attendant, Hantz a pris la décision de réduire son groupe à une vingtaine d'éléments (sur les 27 joueurs pros dont il dispose) à l'approche des prochaines rencontres.
Si la situation de Sochaux paraît désespérée, que dire de celle du FC Metz. Le club lorrain squatte la dernière place du classement pratiquement depuis le début. Avec dix points de retard sur le premier non relégable, Metz semble promis à un retour en Ligue 2 avec seulement sept points au compteur. Le club tiendra un conseil d'administration exceptionnel aujourd'hui pour évoquer sa situation. Et celle de son entraîneur, Francis De Taddeo ? Jusqu'ici Carlo Molinari, le président messin, conspué par une frange du public, soutient son entraîneur qui dispose, il est vrai, du soutien de son groupe. Qui plus est, le contrat signé l'été dernier par De Taddeo court sur trois ans. Un limogeage précipité entraînerait le versement d'une indemnité de licenciement de 1,2 million d'euros selon le Journal L'Equipe. Une dépense que les dirigeants messins préféraient sans doute s'économiser. Il n'est d'ailleurs pas certain qu'un changement d'entraîneur ne sauve le FC Metz de la relégation.




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