Interrogé par So Foot, José Anigo n’a pas mâché ses mots au sujet de son ancien président à l’OM, Vincent Labrune. Il le considère comme le « plus grand manipulateur » qu’il ait connu.

« Comment ? Pardon ? Labrune, il aime l’OM ? Vous plaisantez ? Labrune, je ne sais même pas s’il aime quoi que ce soit ou qui que ce soit. Labrune, il s’aime lui, et il n’aime personne d’autre. En ce sens, lui et Deschamps sont similaires, ils auraient pu s’entendre tous les deux. Sachant que Deschamps a quand même fait des choses dans le football qui lui permettent d’exister, alors que Labrune, c’est un anonyme du football : un gars qui s’est retrouvé là par hasard, à un poste qu’il n’aurait jamais dû avoir… Il en a profité, il est devenu connu et reconnu grâce à l’OM, mais moi, je n’ai pas eu besoin de Labrune pour exister. Mon parcours à l’OM existait avant lui, alors que le sien, il a duré le temps d’une chanson. De tous les présidents que j’ai connus à l’OM, et j’en ai vu, en remontant jusqu’à Fernand Méric ou Norbert d’Agostino, c’est le plus grand manipulateur que j’ai jamais vu. Même Tapie, c’est un enfant de choeur à côté de lui », a déclaré l’ancien directeur sportif marseillais.

Selon lui, Vincent Labrune a utilisé le club : « Il n’y avait pas de vision… C’est un gars qui s’est servi du club et quand il a vu que lui aussi pouvait être abîmé, il a monté un système médiatique avec des mecs qui bossaient pour lui, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, qui envoyaient un peu sur moi, un peu sur d’autres, sur Deschamps… Et il croyait qu’on ne s’en rendait pas compte ! J’ai eu cette discussion avec lui un jour, en lui disant qu’il fallait que ça cesse, que ça s’arrête, les conneries-là… Mais on avait affaire à un mec sans vision à long terme, sans projet, avec un ego surdimensionné, et je dois reconnaître qu’il m’a bien manipulé. Je l’assume. »