Le choix d'un entraîneur de club professionnel à la tête de L'équipe de France de football irrite la Direction Technique Nationale, qui se sent trahie par son organe de tutelle, la FFF. Le DTN Aimé Jacquet est très net à ce sujet : "Il y avait à la DTN des gens de grande qualité [...]. J'aurais souhaité que l'un des nôtres prenne ce relais". Le battu Raymond Domenech va plus loin : "La campagne de dénigrement contre la DTN a porté ses fruits. [...]. Le pouvoir a basculé."
En effet, pour la première fois dans l'histoire du football français, l'influence du milieu professionnel a été plus forte que celle des cadres fédéraux dans le choix d'un sélectionneur. Santini avait le soutien d'Aulas et Martel, qui ne cachaient pas depuis plusieurs années leur mépris pour les entraîneurs nationaux, "coupés de la réalité" à leurs yeux.
Cette décision pourrait inciter de bons entraîneurs à poursuivre une carrière pro plutôt que de rejoindre la DTN. A terme, c'est la qualité du système de formation de haut niveau "à la française" qui est en péril.




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