![]() | ![]() |
![]() |
Il faut du courage, ou bien de l'inconscience, pour continuer à nier les faits. Pris par la patrouille, c'est à dire les caméras de télévision, Johan Micoud insiste. Il n'a pas simulé une faute pour obtenir un penalty contre Nancy.
Johan Micoud est accusé de tricherie. Comme le Brésilien Hilton il y a quelques mois ou Fabrice Fiorèse il y a plusieurs années de cela, le joueur bordelais a abusé l'arbitre. Si le joueur de Lens avait rapidement reconnu les faits, le milieu de terrain Bordelais, comme l'ancien Parisien, cherche à nier toute velléité de tricherie. "Ça me rend fou" s'insurge Johan Micoud dans L'Equipe. Il nie avoir simulé la faute ayant amené M. Poulat à désigner le point de penalty contre Nancy (2-1). "A aucun moment, je ne prémédite mon geste pour obtenir un penalty", dit aussi l'ancien international dans une sorte de lapsus maladroit. "A plusieurs reprises, explique Micoud, mon adversaire direct (le Nancéen Malonga) me tenait par le maillot. L'arbitre, témoin des faits, l'a averti verbalement de cesser. Au moment où le corner est tiré, je sens ses bras m'entourer à nouveau. Et, à ce moment-là, j'attrape son bras et nous tombons au sol." Pour le Bordelais, il faut juger "l'ensemble de la situation" et non uniquement "la finalité de l'action". Entre les images de la télévision, et les explications du joueur, Il y a comme un problème d'interprétation. Le joueur est vexé de se voir "coller cette étiquette de tricheur à trente-cinq ans". On espère bien. Car après la victoire bordelaise, il n'a pas fait preuve d'élégance en déclarant que "c'était ça le foot". Une belle preuve d'éthique à citer en exemple.
Si le geste du joueur est choquant, et ses déclarations encore plus, la réaction du club girondin est tout simplement assourdissante. Alors que les Girondins de Bordeaux tenaient là une occasion en or de réhabiliter le football professionnel en rappelant à l'ordre son joueur, et pourquoi pas en le sanctionnant (suspension au prochain match, retenu sur salaire, etc) pour avoir entaché l'image du club, les dirigeants bordelais ont choisi de faire l'autruche.
Les Girondins se disent heurtés par le traitement médiatique qui a accompagné leur victoire contre Nancy. "Je m'insurge contre la campagne de dénigrement autour du FCGB. J'espère qu'il ne faut pas y voir une tentative de déstabilisation de notre effectif ou de pression sur le corps arbitral", déclare Jean-Louis Triaud, le président des Girondins. Les joueurs ont décidé de ne pas s'adresser aux journalistes cette semaine. "Les propos concernant Johan Micoud sont une insulte à son talent et à sa carrière, continue Jean-Louis Triaud. Jamais au cours de ses 15 ans de professionnalisme, son intégrité et sa sportivité n'ont été mis en cause. Pour ces motifs, j'approuve la décision des joueurs de ne pas communiquer avant le match de Rennes." Seul Laurent Blanc s'exprimera avant la rencontre à Rennes, samedi.


![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |





