Mirasierra écope de trois ans et demi

Football / Ligue des champions

Mirasierra écope de trois ans et demi
Les Ultras sont "écoeurés"

Le groupe de supporteurs marseillais des Ultras s'est dit "écoeuré" vendredi après la condamnation de Santos Mirasierra, l'un de ses leaders. "Notre sentiment premier est celui de l'écoeurement, de l'injustice et de la tristesse", a déclaré à l'AFP Christophe Maurras, un porte-parole de ce groupe de supporteurs.

Mirasierra écope de trois ans et demi

Vendredi 5 décembre 2008 - 15:41

Le supporteur de l'Olympique de Marseille Santos Mirasierra a été condamné vendredi à Madrid à trois ans et demi de prison ferme pour des violences commises en marge du match de Ligue des champions Atletico Madrid-OM le 1er octobre, a-t-on indiqué de source proche du dossier.

L'avocat de sa famille et conseiller de Santos Mirasierra, Me Gilbert Collard, a confirmé la peine à l'AFP affirmant son "caractère déraisonnable" et la jugeant d'une "sévérité inouïe".

Santos Mirasierra, en détention préventive depuis deux mois, "a été condamné à trois ans et demi de prison", a indiqué la source proche du dossier.

Le parquet avait requis huit ans de prison contre le supporteur marseillais pour "troubles à l'ordre public" et "violences en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures".

Il était notamment accusé d'avoir jeté une chaise du stade Vicente-Calderon sur un policier, ce qu'il conteste, et d'en avoir bousculé un autre.

L'AVOCAT VA FAIRE APPEL

L'avocat espagnol de Santos Mirasierra a l'intention de faire appel du jugement. "Bien sûr que nous allons faire appel", a déclaré au téléphone Me Erlantz Ibarrondo Merino, qui a dix jours pour le faire, en soulignant les incohérences du jugement.

L'avocat a souligné que Santos Mirasierra a été condamné à trois ans et demi de prison pour avoir jeté une chaise sur un policier, blessé au visage, lors du match de Ligue des champions Atletico Madrid-OM du 1er octobre, alors que le jugement reconnaît lui-même que cela n'est "pas prouvé matériellement".

"Il est vrai qu'il n'a pas été prouvé matériellement que l'accusé a lancé la chaise qui a blessé le policier", comme l'a affirmé un autre policier à l'audience, est-il en effet indiqué noir sur blanc à la page 31 de ce jugement dont l'AFP a obtenu copie.

La juge argumente toutefois que Santo Mirasierra faisait partie d'un groupe de personnes qui jetaient des chaises du stade Vicente Calderon sur les agents.

Elle invoque une jurisprudence qui, selon elle, "permet d'attribuer le résultat d'un acte à tous ceux qui sont intervenus pour le commettre" et condamne donc le supporteur comme "co-auteur".

L'avocat espagnol conteste le bien fondé juridique de cette argumentation. "S'il n'est pas prouvé que mon client a jeté une chaise, il doit être tout simplement relaxé", a-t-il ajouté.

Fil infos sport

Direct Live

Vos articles préférés

Chiffre du jour

Phrase du jour