Menant au score jusqu’à la 95e minute, l’Atletico Madrid a finalement craqué devant le Real Madrid en finale de la Ligue des champions (1-4 ap). Après l’égalisation de Ramos dans les dernières secondes, les Merengue ont inscrit trois buts dans les dix dernières minutes de la prolongation pour s’offrir la dixième Ligue des champions de l’histoire du club.

Ce n’est pas une finale qui restera dans l’histoire en terme de jeu. Mais bien plus pour l’intensité et le suspense de l’opposition entre les deux rivaux de Madrid. Une semaine après avoir été sacré champion d’Espagne, l’Atletico Madrid risque de longtemps ruminer le scénario de ce samedi soir à Lisbonne. Un scénario qui rend encore plus belle la conquête de cette dixième Ligue des champions de son histoire par le Real Madrid.

Car ce sont bien les Colchoneros qui ont été les plus proches d’inscrire leur nom au palmarès de la plus prestigieuse des compétitions européennes au bout des 90 minutes de temps réglementaire. L’erreur d’appréciation de Casillas sur un corner et une tête de Gobin a permis aux joueurs de Diego Simeone d’être devant au tableau d’affichage près d’une heure durant (36e, 0-1). Rarement dangereux, à l’image d’un Benzema transparent jusqu’à sa sortie à l’heure de jeu, le Real Madrid n’a pas pu compter non plus sur un Ronaldo en réussite, en atteste son coup franc bien repoussé par Courtois (56e), ou un Bale inspiré, lui qui a raté toutes ses tentatives (31e, 73e, 77e). Mais les joueurs de Carlo Ancelotti n’ont pas baissé les bras malgré la solidité adverse, les fautes parfois limites des Colchoneros, ou leur sérieux manque d’imagination.

Bale met l’Atletico à terre


La délivrance est intervenue dans les dernières secondes du temps additionnel pour les Merengue. Sur un ultime corner, Ramos a surgi pour placer sa tête et offrir 30 minutes supplémentaires au Real Madrid pour aller chercher la Décima, la dixième C1 de son histoire (95e, 1-1). Alors qu’ils n’avaient jamais perdu après avoir ouvert le score cette saison, les joueurs de Diego Simeone ne s’en sont pas relevés. Cuits physiquement et incapables d’apporter le danger dans la surface adverse, ils ont de nouveau craqué sur l’une des rares occasions de la prolongation. Di Maria se faufilait avant d’échouer devant Courtois, mais Bale suivait bien pour placer sa tête et offrir un avantage décisif au Real Madrid (2-1, 110e).

A terre, l’Atletico était enfoncé pour de bon par Marcelo d’une frappe à l’entrée de la surface au cœur d’une défense désertée (117e, 3-1). Ronaldo se chargeait d’ajouter un peu plus à la douleur du grand rival en transformant un penalty qu’il avait lui-même obtenu (119e, 4-1). Au bout d’une fin de match tendue, marquée par une embrouille entre Simeone et Varane, le Real Madrid pouvait enfin souffler : cette Décima est enfin là.