Braquage à la Marseillaise

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Braquage à la Marseillaise

Braquage à la Marseillaise

Mercredi 22 février 2012 - 22:44

L’Olympique de Marseille a pris une bonne option en vue de la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions après son succès sur l’Inter Milan, ce mercredi, en huitième de finale (1-0). André Ayew a libéré le Vélodrome dans les ultimes minutes de la rencontre, de la tête.

Un goût de presque déjà vu. Impuissant face à une formation de Manchester United qui était venu jouer le match nul au Vélodrome, l’Olympique de Marseille a cru vivre pareil scénario ce mercredi soir, face à une formation de l’Inter Milan guère plus joueuse, mais tout aussi performante défensivement. A des années-lumière des prestations proposées voici plusieurs semaines en Serie A où l’arrière-garde nerazzurra était en mission "portes ouvertes". Sauf que cette fois-ci, Marseille a eu un soupçon d’orgueil qui lui a permis d’inverser la tendance, in extremis…

L’Inter plie…


Alors que Didier Deschamps avait opté pour une composition d’équipe très sobre, en 4-2-3-1, avec le Brésilien Brandao en pointe, Rémy étant sur le flanc, Claudio Ranieri innovait quelques peu. Au-delà d’un 4-3-1-2 en losange avec Sneijder en numéro 10, c’est plutôt le choix des attaquants qui étonnait avec les titularisations de Diego Forlan et Mauro Zarate en pointe. Ce schéma plutôt défensif avait pour conséquence d’acculer les Interistes dans leurs 45 mètres, et ce dès l’entame de match, Marseille pressant très haut. Mais les Nerazzurri en profitaient aussi pour utiliser les contre-attaques. Ce que faisait à merveille Diego Forlan, qui aurait pu ouvrir la marque sans un arrêt déterminant de Steve Mandanda (10e). Dominant les débats sans pour autant se montrer dangereux, l’OM répondait dix minutes plus tard par l’intermédiaire de César Azpilicueta, sa demi-volée flirtant avec la barre de Julio César (19e).

L’Inter, dans une spirale infernale depuis un gros mois et demi avec 6 matches sans victoire, la faute bien souvent à une défense ultra fébrile, jouait avec le feu face à des Marseillais pressant très haut. Des errements défensifs qui auraient pu se conclure par un but pour le club français si Diawara, Brandao et Nkoulou ne s’étaient pas gênés (30e). Malgré une grosse envie et le sentiment de pouvoir faire la différence, l’OM se heurtait aux Milanais qui répondaient à leurs faiblesses par leur expérience, et se permettaient même de grappiller quelques mètres sur un coup franc pourtant très bien placé. A la pause, les deux formations se quittaient dos à dos, Marseille ayant fait le jeu, et l’Inter gérant l’enjeu.

… et finit par rompre


Au retour des vestiaires, la rencontre revêtait un caractère similaire à celui des 45 premières minutes, avec des Marseillais entreprenants mais gênés à l’encolure par des Nerazzurri bien regroupés défensivement, et diablement plus expérimentés. Face à eux, l’OM péchait notamment techniquement avec en particulier Jérémy Morel, exécrable sur son flanc gauche et un Morgan Amalfitano très entreprenant mais qui, justement, ratait tout ou presque. De fait, le jeu penchait à droite avec Mathieu Valbuena qui désaxait beaucoup, laissant André Ayew esseulé à gauche. L’Inter, comme à son habitude, exploitait les moindres ballons à la perfection et, heureusement pour Marseille, Stankovic, à la réception d’un coup franc, écrasait trop sa frappe face à Mandanda (73e).

Didier Deschamps, conscient que son attaque ne pesait pas assez, décidait d’envoyer dans la bataille le jeune Jordan Ayew. Ce qui permettait à son frère, André, d’entrer un peu plus dans l’axe et celui-ci était à deux doigts de débloquer la rencontre mais sa tête passait de peu à côté (77e). Marseille, très solide derrière, mais totalement impuissant devant, voyait les minutes filer sans avoir le sentiment de pouvoir faire la différence, malgré quelques occasions d’André Ayew (86e, 91e). Mais la bonne étoile était du côté Olympiens puisque dans les ultimes secondes arrêts de jeu, André Ayew, malchanceux jusque-là, trouvait la faille sur corner d’un tête décroisée, qui trompait Julio César (92e, 1-0). Grâce à ce très bon résultat, l’Olympique de Marseille se retrouve dans une position plutôt confortable avant le retour, le 13 mars, au Stade Giuseppe-Meazza.

Julien Froment

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