L'actionnaire majoritaire du
RC Strasbourg Philippe Ginestet a dénoncé dimanche à l'AFP "une manoeuvre" après les accusations à son encontre dans la presse de la part de son entraîneur
Gilbert Gress et de Jacky Kientz, repreneur potentiel de l'équipe alsacienne.
"Après le match vendredi soir, Jacky Kientz était dans le bureau de Gilbert Gress. Tout ça sent la manoeuvre", a déclaré M. Ginestet, selon lequel Jacky Kientz n'a pas apporté les garanties nécessaires pour la reprise du Racing qu'il veut toujours vendre.
"J'ai toujours indiqué que j'étais vendeur s'il y avait des candidats sérieux. J'ai rencontré Jacky Kientz mais il ne m'a pas apporté de garantie bancaire jusqu'à présent. Je n'ai pas de temps à perdre. Si demain il les produit on verra", a déclaré Philippe Ginestet.
Concernant le protocole d'accord qui aurait dû être signé le 24 juillet selon Jacky Kientz (ancien président du club de janvier 1990 à septembre 1992), M. Ginestet, toujours actionnaire majoritaire nie en bloc. "Je ne peux pas donner d'exclusivité si je n'ai pas de garantie bancaire", a-t-il répété.
Jacky Kientz, soutenu par un pôle d'investisseurs locaux, allemands et suisses, dit avoir demandé jusqu'au 30 septembre pour faire une proposition claire. Il a accusé M. Ginestet d'avoir menti quelques heures après que Gilbert Gress a tancé l'ex-président à propos de manipulation à son encontre.
Un conseil d'administration extraordinaire est prévu mercredi, en fin de journée pour étudier la situation du RC Strasbourg qui a perdu à Istres en
Coupe de la Ligue (6-1) puis en ouverture du championnat contre Châteauroux (1-2).