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Stade de Reims a indiqué qu'il allait "déposer un référé en urgence" devant la cour administrative d'appel de Nantes après la décision du tribunal administratif de Rennes de donner raison au stade Brestois (L2) dans son litige avec le club champenois.
Ce référé en urgence a pour but d'obtenir que l'affaire soit rejugée, a précisé le président de Reims Jean-Pierre Caillot au cours d'une conférence de presse, estimant que son club a été victime d'une "parodie de justice d'autant que Reims a toujours gagné devant les juridictions sportives".
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Stade Brestois avait saisi le TA après la décision de la Ligue de football professionnel de faire rejouer le match Reims-Brest (0-1) du 17 octobre (11e journée) à la suite d'une plainte des Champenois pour l'ajout d'un joueur Brestois sur la feuille de match au dernier moment.
Le match avait été rejoué le 21 avril, avec la victoire de Reims (3-2).
Le TA a permis au club breton de récupérer trois points qui lui assurent son maintien. A l'inverse, cette décision envoie quasiment Reims, désormais 20e, avec 35 points et cinq points de retard sur Châteauroux, premier non relégable (17e, 40 pts), en National.
La nouvelle procédure lancée par Reims, qui pourrait ensuite se poursuivre devant le Conseil d'Etat, risque d'être longue mais elle n'est pas suspensive.
Appel des sanctions
"Je suis très surpris par la décision du tribunal administratif même si nos avocats avaient pressenti comme une solidarité bretonne des magistrats", a ajouté M. Caillot.
Par ailleurs, le président de Reims a indiqué qu'il allait également faire appel de la décision mardi soir de la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel qui a infligé de lourdes sanctions à son club après les bagarre lors du match contre Nîmes, comptant pour la 32e journée de L2, le 17 avril.
"On est passé du statut d'agressés à celui d'agresseur. On a été plus lourdement sanctionné que notre adversaire", a déploré M. Caillot, très en colère notamment contre les 75.000 euros d'amende.
Outre l'amende, quatre matches ferme ont été infligés à Mickaël Tacalfred, trois matches ferme à
Salim Arrache,
Younousse Sankharé et Christophe Mandanne. L'entraîneur
Luis Fernandez a lui écopé de deux matches avec sursis d'interdiction de banc de touche et de vestiaire d'arbitres.
"On se pose beaucoup de questions avec tout ce qui se passe autour du club ses derniers temps. Force est de constater qu'on nous refuse des buts valables. Qu'on ne nous siffle pas des penaltys", a conclu le président rémois.