Faruk Hadzibegic, l'ancien entraîneur de Dijon (Ligue 2) démis mardi de ses fonctions, a contesté samedi avoir commis une "faute professionnelle" justifiant son licencicement et estime avoir été progressivement "écarté" des décisions.
"On veut expliquer mon licenciement par une faute professionnelle, alors que mon souhait était de rester encore plusieurs années à Dijon. Je n'ai jamais voulu partir", a assuré l'entraîneur bosniaque au cours d'une conférence de presse à Dijon.
"Le président de Dijon, Bernard Gnecchi, m'a notamment reproché mon absence de travail sur la phase de recrutement. Or, je peux dire que j'en ai été plutôt écarté, n'assistant qu'aux réunions générales", a-t-il dit.
"Le président me disait qu'il allait composer l'effectif et choisir le capitaine de l'équipe. Voilà comment fonctionnent les choses au DFCO", a déclaré Hadzibegic, 51 ans, aujourd'hui au chômage et qui a décidé de saisir les prud'hommes.
L'ancien capitaine de la sélection yougoslave a catégoriquement démenti avoir "refusé de travailler avec le psychologue du club et de collaborer avec Frédéric Dobraje", le nouveau coordinateur sportif et conseiller du président. "Cela est faux", a-t-il dit.
"Dobraje, on ne sait pas vraiment quel rôle il tient à Dijon. Ce dont je suis certain, c'est qu'il a en partie oeuvré pour qu'on me vire. Et mes relations avec Bernard Gnecchi ont commencé à se détériorer en début d'année, quand il a fait son apparition au club", a-t-il assuré.
Hadzibegic, qui était sous contrat jusqu'au 30 juin 2010, s'était engagé avec Dijon en décembre 2007 pour remplacer
Serge Romano, qui venait d'être limogé.