Bastia-Lens, l'affaire corse

Football / Ligue 2

Bastia-Lens, l'affaire corse

Bastia-Lens, l'affaire corse

Lundi 17 octobre 2011 - 12:34

La Ligue de football professionnel se penche ce lundi sur les graves incidents qui ont émaillé la rencontre entre Bastia et Lens samedi (2-2). Une bagarre générale a éclaté après l'expulsion d'un Lensois, entraînant les expulsions de trois joueurs. Le pugilat a continué dans le tunnel de Furiani, un dirigeant bastiais étant blessé au visage. Sous le coup d'un match à huis clos, le club corse a bien l'intention de se défendre devant les instances du football français.

Il risque d'avoir de l'agitation du côté du siège de la Ligue de football professionnel (LFP) ce lundi. L'instance dirigée par Frédéric Thiriez a décidé de convoquer une réunion de crise après les graves incidents lors de la rencontre entre Bastia et Lens (2-2), samedi, en Ligue 2. Tout est parti de l'expulsion du Lensois Samba Sow pour une faute a priori anodine. S'en est suivi une bataille rangée sur la pelouse. Les Lensois Sow et Cichero, ainsi que le Bastiais Cioni, ont été expulsés. Dans la foulée, le pugilat a continué dans les couloirs de Furiani. Cichero est accusé d'avoir frappé au visage Alain Seghi, un dirigeant bastiais, victime d'une triple fracture nez-pommette-tempe, alors que les deux joueurs artésiens auraient ensuite été molestés par les stadiers du club corse. Tout ce joli petit monde est invité à s'expliquer sur ces tristes événements. La situation s'annonce explosive.

Le club corse n'a pas l'intention de porter le chapeau. Déjà pointés du doigt après plusieurs incidents ayant conduit à une sanction d'un match à huis clos avec sursis (caillassage du bus d'Istres lors de la 1ère journée, pressions dénoncées par Le Mans dans le cadre de la 3e journée), les dirigeants bastiais sont rapidement montés au créneau. Le SC Bastia a ainsi publié sur son site officiel des vidéos exclusives de ses caméras de sécurité. On y voit notamment Cichero frapper M. Seghi. Une autre vidéo montre le défenseur lensois bousculer le président du club corse, Pierre-Marie Géronimi, assis sur le banc de touche de son équipe malgré le fait qu'il ne figurait pas sur la feuille de match. Cichero pourrait être visé par une plainte pénale. Bastia demanderait son licenciement pur et simple pour ce coup de sang.

Bastia accuse


Le SC Bastia pointe également du doigt Frédéric Thiriez, qui avait rapidement regretté "ces incidents répétés" qui "nuisent gravement à l'image du football français et à celle du club bastiais". "Le club demande au President de la LFP d’être très prudent sur son interprétation des faits qui tend pour l’instant à nuire essentiellement et gravement à sa propre image", a fait savoir le SCB sur son site officiel, ajoutant être "plus que jamais déterminé a être conforté dans son bon droit et son honneur." Sous le coup d'une sanction d'un match à huis clos, Bastia compte bien démontrer que tout est parti du camp lensois.

Du côté du club artésien, pas question de rentrer dans le jeu des petites phrases. Gervais Martel, le président des Sang et Or, a ainsi annoncé qu'il "prendrait connaissance des différentes déclarations concernant ces incidents", se réservant "le droit d'y répondre dans les prochains jours, preuves à l'appui." Un bien triste épisode pour le football français, qui ne fait peut-être que commencer.

Réagissez à cet article

Buzz sport

Transferts Foot

Fiche Stats

Ligue 2
Journée 11

Fil infos sport

Direct Live

Vos articles préférés

Chiffre du jour

Phrase du jour