Un fort accent du Nord

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Un fort accent du Nord

Un fort accent du Nord

Samedi 8 août 2009 - 10:40

A Lille et Valenciennes s'ajoutent deux clubs du Nord de la France cette saison, le RC Lens, de retour après une saison au purgatoire de la Ligue 2, et Boulogne-sur-Mer, que l'on n'attendait pas à ce niveau. Le LOSC visera une place européenne. VA, le RCL et l'USBO n'auront d'autre ambition que le maintien. Penchons-nous plus particulièrement sur ces trois clubs, rivaux malgré eux dans la lutte pour ne pas descendre.

Avec un budget digne d'un club de National, l' US Boulogne CO est le petit poucet de la Ligue 1. Invité surprise sur le podium de la L2 la saison dernière, le club sait qu'il est archi favori... pour la redescente immédiate.

Les problèmes commencent dès la première journée. Le défenseur international nigérian Olubayo Adefemi est toujours dans l'attente de sa qualification et ne disputera pas le premier match de Boulogne en L1, samedi à Rennes. L'US Boulogne n'a pas reçu de le SC Rheindorf Altach (AUT) le certificat international de transfert nécessaire à la qualification du joueur en France, a révélé l'entraîneur boulonnais. "Cela coince avec son ancien club", a déploré le technicien, jugeant les raisons du retard "confuses". Cette absence retarde la délivrance de la "lettre de sortie" du joueur. "Si l'on doit s'en remettre à la Fifa (Fédération internationale) pour trancher, ça va prendre du temps", a craint Guyot.

L'entraîneur de Boulogne-sur-mer, Laurent Guyot, a fait ses comptes et fait une croix sur les matches a cours desquels il compte engranger "les 42 points nécessaires" au maintien en Ligue 1. Reconnaissant qu'il ne dispose pas "du meilleur effectif du championnat", le technicien compte sur "la cohésion et l'organisation" pour inverser les pronostics.

Du côté du Valenciennes FC, qui a connu l'an dernier une première moitié de saison très difficile, le nouvel entraîneur Philippe Montanier, débauché à Boulogne, justement, aura la lourde tâche de faire oublier Kombouaré. Il fera ses débuts en L1 samedi contre Nancy. Interrogé sur cette nouvelle expérience, Montanier a estimé que son métier était le même que celui qu'il a exercé pendant cinq ans à Boulogne-sur-mer et affirmé qu'il ne "débarquait pas sur une autre planète".

"C'est le même métier. J'ai eu la chance d'apprendre mon métier avec Robert Nouzaret à Bastia et Toulouse, d'avoir connu la L1 comme joueur (gardien). Je ne débarque pas sur une autre planète", a dit Montanier qui a fait monter Boulogne du CFA à la L1 en cinq ans. Pour lui, il n'y a pas de différences entre entraîner des joueurs de L1 et de L2. "On s'est aperçu qu'on joue toujours à 11 contre 11, le terrain fait toujours 105 mètres par 68. Les données sont les mêmes. Je pensais qu'en L1 il y aurait au moins deux ou trois extra-terrestres ou chimpanzés sur le terrain mais finalement c'est la même chose", a-t-il plaisanté.

Enfin, concernant le niveau de son équipe qui n'a pas gagné un match de préparation (1 défaite et 5 nuls), Montanier ne se veut pas inquiet. "Le plus important, c'est le contenu. Tout n'a pas été parfait et je dirai même qu'on a un groupe homogène", a-t-il souligné.

L'entraîneur du RC Lens estime pour sa part que son équipe a "tout à gagner" lors de son déplacement à Bordeaux pour son retour. "Si Bordeaux bat Lens, sera-ce un scandale ? Je n'en suis pas certain. C'est une marche importante que nous allons monter chez le champion de France. On a tout à gagner. Cela ne veut pas dire qu'on n'a rien à perdre. Tout point pris sera une bonne chose", a affirmé Jean-Guy Wallemme.

"Il faut tenir compte de nos possibilités. Sans minimiser notre potentiel. On va à Bordeaux avec de l'ambition et beaucoup d'humilité car on sait ce que nous sommes capables de faire mais aussi capables de ne pas faire", a souligné le technicien. Selon Wallemme, ses priorités ont été de travailler le liant au milieu de terrain, la sérénité sur le plan défensif et la concentration sur les coups de pieds arrêtés qui ont manqué contre Marseille (0-2) et qui apparaissent comme l'un des points forts des Girondins. "Quarante cinq des buts de Bordeaux ont été inscrits sur coups de pied arrêté l'année dernière. C'est une statistique. On en fait ce qu'on veut mais elle existe", a-t-il noté, craignant aussi Chamakh qui "se doit de tout donner pour son club même s'il a des velléités de partir".

Enfin, concernant l'ensemble de la saison, Wallemme qui fera ses débuts sur le banc de L1 et aurait aimé recruter encore deux joueurs, a rappelé au public lensois que son équipe "ne jouait pas dans la même catégorie que Marseille ou Bordeaux" et qu'elle doit retrouver la sérénité grâce à la stabilité. "Il faut que les supporteurs comprennent que l'histoire n'est pas fini, qu'elle ne fait que commencer", a-t-il lancé, reconnaissant être "peu inquiet" des sifflets "si se sont des lensois" après la défaite face à l'OM. "On n'a plus les moyens que nous avions dans le temps", a-t-il répété.

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