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Son passage à Saint-Etienne n'a pas laissé que des bons souvenirs. Aujourd'hui joueur de Cottbus, en deuxième division allemande, Boubacar Sanogo réclame une indemnité de 7,7 millions d'euros à l'ASSE en dédommagement du traitement que le club lui a infligé à partir de l'été 2011.
Sa fin de parcours à Saint-Etienne lui reste en travers de la gorge. Arrivé chez les Verts en 2009, Boubacar Sanogo en a été écarté à l’été 2011, et réclame aujourd’hui une indemnité de 7,7 millions d’euros au club du Forez pour le traitement qui lui a été infligé. "J'ai eu la sensation d'être une machine qui, comme elle ne produisait plus, était mise à la casse. Ils ont fait de moi un intrus au club. On m'a privé de maillots et d'équipements. On m'a interdit de m'entraîner avec les pros, de venir petit-déjeuner avec eux. On m'a retiré ma place sur le parking des joueurs et mes billets de match (...) Si ce n'était pas du harcèlement moral, c'était quoi ?" Placé parmi ceux que l’on a appelé "les lofteurs", en compagnie de Moustapha Bayal Sall et Sylvain Monsoreau notamment, l’international ivoirien de 29 ans s’en prend à ses dirigeants, qui n’ont plus compté sur lui à partir du mercato estival en 2011 : "M. Romeyer me dit qu'il a une proposition pour moi, venue de Chine. Je lui réponds que ça n'entre pas dans mes plans. J'ai encore le droit de choisir ma carrière, non ?" Aujourd’hui, l’attaquant évolue en deuxième division allemande, sous les couleurs de Cottbus.
A l'époque des faits, le club continuait de rétribuer pourtant ses trois joueurs même s'ils s'entraînaient en marge du groupe pro. Une politique qui avait un coût : Bayal Sall émargeait à 130.000 €/mois ; Sylvain Monsoreau à 95.000 €/mois et Boubacar Sanogo à 150.000 €/mois.
Sanogo n'est pas le seul joueur à attaquer son ancien club. Sylvain Mansoreau réclame 2,3 millions d'euros à l'ASSE pour harcélement moral et préjudice de carrière. L'affaire sera jugée devant le conseil des prud'hommes début 2013.
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