Paris et Montpellier ont évité le coup de froid
Dimanche 5 février 2012 - 12:55
Mené au score à la pause, le PSG a finalement renversé la tendance pour s'imposer devant Evian-Thonon-Gaillard (3-1). Cambon avait ouvert la marque pour le promu (45e), avant que Nenê, auteur de deux buts dont un sur penalty (47e et 79e), et Gameiro (88e), ne permettent à Paris de l'emporter. Le club de la capitale conforte sa place de leader.
Le PSG a décidément du mal contre Evian-Thonon-Gaillard. A l'aller, le promu avait déjà donné du fil à retordre au club de la capitale, qui avait arraché un nul bien heureux (2-2). Cette fois, l'ETG n'aura pas réussi à tenir en échec un Paris qui a bien changé depuis l'arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc. En plus d'instaurer son 4-3-2-1 dans lequel a pris place le dernier arrivant Thiago Motta, en sentinelle devant la défense, le technicien italien a insufflé un nouveau souffle aux Parisiens. Maître du ballon, combinant bien sur les phases offensifs, Paris pêchait dans la finition en début de match (8, 14e, 17e). Nenê trouvait sur sa route Andersen (34e), avant de servir dans la foulée Ménez. Mais l'international français, après avoir éliminé le portier adverse, tirait du gauche sur le poteau (35e), pour les deux plus grosses opportunités parisiennes.
Une énorme occasion qui réveillait Evian, qui profitait parfaitement du coup de mou parisien avant la pause. Suite à une succession de corners, la frappe de Sorlin était reprise de la tête, de près, par Cambon, qui ouvrait le score à la surprise générale, juste avant la mi-temps (45e, 0-1). Paris ne mettait pas longtemps à rebondir. Dès le retour des vestiaires, Nenê remettait les deux équipes à égalité suite à une belle action collective devant la surface (46e, 1-1). Sans Lugano, décevant et remplacé dès la 55e minute par Bisevac, la défense parisienne devait s'en remettre par la suite à Sirigu pour ne pas craquer. Le portier italien s'imposait devant Govou (57e) et Wass (71e), et pouvait compter sur Nenê pour le suppléer sur sa ligne suite à un corner (70e).
Nenê, buteur maison
Après avoir eu chaud, Paris décidait d'accélérer en fin de match. Ménez, revanchard après son poteau en première mi-temps, obtenait un penalty suite à une faute de Rippert. Nenê, avec sang-froid, transformait la sentence pour donner l'avantage aux siens (76e sp, 2-1). Le Brésilien a inscrit tous ses buts à domicile cette saison. Sonné, Evian craquait dans les dernières minutes. Gameiro inscrivait son 10e but de la saison en reprenant une frappe repoussée de Nenê (88e, 3-1). Capable de fulgurances mais également de sérieux coups de moins bien, le club de la capitale n'a pas livré sa meilleure prestation sous les ordres d'Ancelotti. Mais qu'importe. Ce succès permet au technicien italien de rentrer dans l'histoire du PSG : il est le premier entraîneur à remporter ses cinq premiers matches, toutes compétitions confondues, sur le banc parisien. Paris reste solide leader de
Ligue 1, avec toujours trois points d'avance sur son dauphin Montpellier.
Montpellier reste à trois points
Sans trembler ni briller, les Héraultais se sont imposés à la Mosson contre Brest (1-0). Après avoir longtemps envoyé leurs frappes dans les tribunes du stade, les Héraultais ont profité d'une frappe de Cabella détournée par Dernis pour tromper un Elana pris à contre-pied (40e). Frileux, les Bretons auraient pu causer plus de soucis à leurs adversaires s'ils s'étaient montrés plus entreprenants.
Vaillants défensivement, les Brestois ont souvent été très limite dans leurs interventions. Sissoko, pour son premier match parmi l'élite, a même été exclu dans le temps additionnel pour un tacle sévère sur Belhanda.
Montpellier et Paris Saint-Germain se rencontreront dans quinze jours pour le choc de la 24e journée de Ligue 1.