Par ici la crise

Football / Ligue 1

Par ici la crise

Par ici la crise

Lundi 15 septembre 2008 - 11:15

Trois déplacements, trois défaites. Si au moins Saint-Etienne était irréprochable à domicile (une victoire, une défaite), les Verts ne pointeraient pas à la 18e place.

Laurent Roussey préfère peut-être "ête entraîneur de Saint-Etienne que de Caen", il n'empêche ce sont ses Verts qui occupent la première position de relégable à la fin de la 5e journée de championnat et non les Normands. Si les Caennais, battus il y a quinze jours par le PSG (0-1), remontent dans le ventre mou du classement (ils gagnent 6 places !) à la faveur de leur 2e succès de la saison, Saint-Etienne dégringole après sa troisième défaite consécutive.

En première période, Saint-Etienne s'est montré timide et lent défensivement. La deuxième période était beaucoup plus à l'avantage des Verts, qui poussaient pour revenir. Batéfimbi Gomis ratait une grosse occasion puis se voyait refuser deux buts pour deux positions de hors-jeu très litigieuses. Mais le Stade Malherbe a tenu bon, et a même doublé la mise dans les arrêts de jeu grâce à Nivet. En résumé, l'ASSE méritait de partager les points, mais a manqué de réussite et de lucidité aussi dans le dernier geste.

L'impression depuis le début de la saison n'est pas bonne. Le championnat est encore long, mais Saint-Etienne se met déjà sous pression. Et dès jeudi, il faudra réagir, contre Tel Aviv au premier tour aller de la Coupe de l'UEFA.

Pour l'entraîneur de Saint-Etienne, c'est l'arbitrage, thème très à la mode ce week-end, qui est en cause. "Je suis très fier des garçons, ils ont fait un match de qualité. Le deuxième but est anecdotique. Caen a marqué sur coup de pied arrêté. On peut prendre les paris mais je ne suis pas inquiet, c'est à la fin de saison qu'on jugera", a indiqué Roussey à la fin du match. "On refuse deux buts à Gomis. On l'a accablé par rapport à son nouveau statut, mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour qu'un soit validé, ça pose problème. On dit que tout le monde doit faire des efforts, moi j'essaye de rester calme sur mon banc."

Après le derby contre l'OL, Roussey refusait de sombrer dans un pessimisme. Au contraire. Il continue d'affirmer que son équipe a bien joué ce soir-là et que le sort du match s'est joué à quelques détails. "Aujourd'hui, on forme une équipe. J'espère que cela va se traduire sur le terrain", avait-il lancé avant le déplacement en Normandie. L'impression des observateurs est différente. Pour l'instant, Saint-Etienne n'est pas une équipe. Les espaces sont énormes entre les joueurs qui ne construisent pas ensemble. Et l'entraîneur stéphanois n'aide pas vraiment ses joueurs. A Caen, il a pris tout le monde à contre-pied. C'est une formation très remaniée qui s'est présentée au départ avec Feindouno, Dernis et Monsoreau sur le banc. "J'ai laissé des joueurs sur le banc en prévision de Tel Aviv mais aussi pour booster des garçons dont j'attends plus. Le match se prêtait à ce roulement", a répondu Roussey.

Une chose est sûre, les Verts ne pouvaient pas plus mal préparer leur retour sur la scène européenne.

Réagissez à cet article

Buzz sport

Transferts Foot

Fil infos sport

Direct Live

Vos articles préférés

Chiffre du jour

Phrase du jour