Pape Diouf écarté ?
Dimanche 14 juin 2009 - 11:44
Pape Diouf sera-t-il encore président de l'OM à la reprise ? Rien n'est moins sûr. Rien ne va plus entre Pape Diouf et Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance. Le propriétaire du club, Robert Louis-Dreyfus, doit choisir son camp.
"Regardez-moi, je suis rayonnant, pourquoi voulez-vous que je parte? Je suis là, et bien là, à la tête de mes troupes, à la recherche d'un titre que l'on n'a pas obtenu depuis 17 ans. C'est excitant, cette affaire!" C'était le 30 avril dernier. L'OM était encore en tête du championnat et la brouille ayant opposé Pape Diouf au propriétaire du club en cours de saison par voie de presse interposée semblait un lointain souvenir.
Mais à Marseille, tout va très vite. Mercredi dernier, le conseil de surveillance de l'Olympique de Marseille a "regretté" l'absence à sa réunion de Pape Diouf, resté à Marseille pour une cérémonie au siège de l'OM fêtant le titre national d'une équipe de jeunes.
DIOUF ET LABRUNE SE DETESTENT
Depuis de nombreux mois, le divorce est consommé entre Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance, et Pape Diouf, président du club. Ce dernier l'a de nouveau confirmé dimanche dans les colonnes de La Provence. A la question "A quoi sert exactement ce conseil de surveillance ?", la réponse de Pape Diouf ne manque pas de piquant : "A priori, il représente l'actionnaire à l'heure de certaines décisions stratégiques. Mais en aucune manière, cette instance ne doit s'immiscer dans la gestion du club au quotidien. Il faut souligner aussi une chose essentielle : s'il faut attendre l'aval du conseil de surveillance pour prendre une décision, il vaut mieux que le club ferme boutique !"
Il n'en reste pas moins que l'avenir de Pape Diouf à l'OM s'inscrit désormais en pointillés. Le propriétaire du club, Robert Louis-Dreyfus doit choisir entre Diouf et Labrune. S'il conforte son président du directoire, il devra réformer son mode de gouvernance en supprimant le conseil de surveillance, en en atténuant le pouvoir ou, à tout le moins, en changeant son président. Si RLD tranche pour Labrune, il devra nommer un nouveau président.