Football - Ligue 1

Lille, une grande première presque parfaite

Lille, une grande première presque parfaite

"Je voulais vous dire : bienvenue dans votre maison !" C'est un Michel Seydoux ému et comblé qui a accueilli le peuple lillois dans son nouveau Grand Stade. Un projet que le président du LOSC a porté ces dix dernières années, avec en apothéose ce premier match, vendredi. Il suffisait de voir cette marée de maillots rouge et blanc slalomer dans les parkings de la zone commerciale proche pour palper toute l'excitation d'un public, venu en masse pour cette "inauguration" (match à guichets fermés, ndlr), malgré une affiche pas vraiment sexy contre Nancy, pour la 2e journée de Ligue 1. Pas de quoi gâcher la fête sous un soleil de plomb, avec les petits désagréments liés à ce déménagement de début de saison : des habitués quelque peu perdus aux abords d'un stade un peu trop grand pour eux ou des finitions encore à apporter, histoire de faire disparaître ce camion faisant office de "boutique officielle" sur le trottoir, ou la poussière encore présente dans les travées. "Il n'est pas encore tout à fait terminé, on l'a vu, a concédé Martine Aubry, la maire de Lille, pas peu fière à l'issue de la rencontre. Mais nous étions assis et les joueurs pouvaient jouer sur une très belle pelouse."

Les joueurs, justement, étaient conquis, malgré un match nul (1-1) et une prestation qui n'a pas emballé les foules. "L'ambiance nous a assez surpris et excité, a confié Franck Béria. C'est la première fois depuis que je suis ici que j'ai l'impression que les supporters sont à proximité. Sur la pelouse, on a vraiment senti le 12e homme." Un 12e homme qui n'a joué son rôle que "par moment", comme l'a souligné à demi-mot Rio Mavuba. Pas encore adapté à son nouveau jardin, le public lillois a un cap à franchir pour se mettre au niveau de ce Grand Stade et de son équipe. Avec un seul vrai kop massé dans une seule tribune donnant de la voix, quelques blancs se sont invités dans la partie, comme cela était le cas dans le vétuste Stadium Nord. Des occasions saisies à chaque fois par la trentaine de Nancéiens présent dans le parcage visiteur pour se faire entendre. Une goutte d'eau dans un océan, certes. Mais le public, également maladroit lors du déploiement d'un tifo mis en place par le club, va devoir rapidement prendre conscience du rôle qu'il aura à jouer dans un écrin comme le Grand Stade, où sa voix porte tellement plus qu'à Villeneuve d'Ascq.

"Quand on a marqué, l'explosion était magnifique", a toutefois noté Rudi Garcia, qui aurait préféré "l'emporter pour que la fête soit complète". Michel Seydoux, pas redescendu de son nuage après le match, retenait quant à lui "la beauté d'un stade plein aux couleurs du LOSC, sa qualité sonore, avec ce côté chaudron, et la ferveur autour de cet événement". "On a l'écrin digne de notre région et de nos ambitions", s'est félicité l'homme fort des Dogues, heureux de voir des sourires illuminer les visages d'un public conquis par ce Grand Stade qui fait honneur à son nom. Des sourires qui ont rapidement disparu à la fin du match quand il a fallu tenter de s'extirper de la masse pour rejoindre sa voiture, les bus, ou le métro. A ça aussi, il va falloir s'y habituer.

Frédéric Sergeur, au Grand Stade




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