Les petites phrases de la 29e journée
Lundi 22 mars 2010 - 14:10
Florilège des réactions recueillies à l'issue des matches comptant pour la 29e journée de Ligue 1. Laurent Blanc : "Pour l'instant, ce n'est pas encore du grand Bordeaux, mais on arrive à gagner, à prendre des points."
BORDEAUX - LILLE : 3-1
Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux): "On est heureux d'avoir gagné, c'est une certitude. J'ai pris l'habitude de dire qu'il y a eu du bon et du moins bon. Ce soir, c'est encore le cas. L'entame de match a été plus que médiocre. On a vu un Bordeaux complètement dépassé lors des 25 premières minutes. Pour l'instant, ce n'est pas encore du grand Bordeaux, mais on arrive à gagner, à prendre des points. Il faudra être meilleur par la suite. Gourcuff est un élément positif comme l'a été la rentrée d'Alou Diarra. C'est le collectif qui arrivera à tirer l'équipe de Bordeaux vers le haut, mais à travers cela, ce sont les individualités qui feront la différence. C'est ce qui s'est passé en deuxième mi-temps."
Rudi Garcia (entraîneur de Lille): "On a fait le maximum, c'est sûr. Mais ce qui dominé, c'est la frustration. Il y a eu trop de faits de jeu défavorables pour qu'on puisse envisager de revenir avec un résultat positif. Cela a commencé avec un hors-jeu imaginaire d'Eden Hazard à 0-0. Il aurait pu aller jouer un un-contre-un avec Carrasso. Si après, on mène 2-0, ce n'est plus le même match. Ensuite, c'est la blessure d'Aurélien Chedjou alors qu'on était en place, et ensuite, réduits à dix, ça change tout. C'était mission impossible. On a fait une belle première période mais cela n'a pas suffi pour rapporter des points. A dix, quand vous en êtes à un cinquième match en 15 jours, cela devient beaucoup plus compliqué. Le troisième a scellé la rencontre. Il reste 9 matches et 27 points à distribuer. Rien n'est terminé même si, devant, les équipes ont pris des points. A nous de nous retrouver contre Montpellier."
Alou Diarra (milieu et capitaine de Bordeaux): "Jouer contre un concurrent (direct), c'est bien de leur avoir mis trois points et de le maintenir à distance. L'écart a grandi avec Lille, qui est une équipe pas évidente à jouer, que l'on respecte énormément. On a souvent eu des difficultés contre cette équipe, on a su renverser la tendance après ce but un petit peu bête encaissé très tôt en première mi-temps. On devait les presser, les étouffer, c'est le contraire qui s'est passé. Dans la tête, on a encore du boulot au niveau de la concentration, de la rigueur. Mais la réaction est positive. Revenir à un partout à la mi-temps, c'était une bonne chose, on les a eus à l'usure et le match joué jeudi à Liverpool leur a pesé dans les jambes. Cela a été un avantage pour nous, il y a eu des bonnes choses au niveau du jeu, techniquement, c'est de mieux en mieux, on commence à retrouver le vrai visage de Bordeaux. Battre Lille 3-1 est un signe fort, on a réussi en 2010 à faire un résultat contre un concurrent direct, maintenant on est lancé pour cette dernière ligne droite".
Michaël Ciani (défenseur de Bordeaux): "On prend un but sur une erreur, le tout était d'égaliser pour revenir dans le match. Je suis content d'avoir marqué, mais ce soir, j'aurais préféré ne pas marquer et de ne pas prendre de but. On a réussi à marquer ce deuxième but qui leur a fait mal, ils ont pris un carton rouge, donc, après, on a pu gérer tranquillement. Du résultat, je suis super content, on reprend notre première place, on gagne contre un concurrent (direct), c'est très bien, mais je ne peux pas être content après l'erreur que j'ai faite en première mi-temps."
Mickaël Landreau (gardien de Lille): "Je ne sais pas si on avait le match en main, mais on mené. Après, on sait qu'ils sont redoutables sur coups de pied arrêtés, en plus, il y en a eu beaucoup de sifflés. Malheureusement, on n'a pas réussi à tenir, on n'a pas réussi à leur poser encore plus de problèmes. Il va falloir récupérer et repartir de l'avant. On n'a pas envie de chercher, il faut jouer les matches dans les circonstances dans lesquelles on est. Et là, on a perdu un duel important et c'est pour cela qu'on est déçu ce soir."
MONTPELLIER - VALENCIENNES : 2-1
Cyril Jeunechamp (défenseur de Montpellier): "C'était dur, âpre, sur un terrain catastrophique. C'est déplorable de jouer sur des terrains comme ça. C'est vraiment dommage pour le spectacle et pour nous. Le plus important, c'était de prendre trois points, c'est fait, mais dans la douleur. Il fallait regagner le plus vite possible. Cela bonifie les deux nuls précédents. Il reste encore neuf matches, c'est très long. C'est dommage parce qu'on essaie de faire des enchaînements et on perd énormément de ballons. Au final, on déjoue, ce n'est pas nous ça. Il ne faut pas commencer à se poser des questions. Notre qualité, c'est de ne pas calculer. On maintien la pression".
Victor-Hugo Montaño (attaquant de Montpellier): "Cela devient difficile pour nous. C'est la dernière ligne droite. Néanmoins, nous avons réussi à gagner. Nous devons travailler, nous remettre en question car nous ne sommes pas sereins. Nous avons du mal pour construire et dérouler notre jeu. Nous commençons à réfléchir, car nous pouvons terminer dans les cinq premiers. Si on gagne à la Mosson et si l'on prend quelques points à l'extérieur, on sait que l'on peut y arriver. Nous devons oublier tout ça pour nous concentrer sur notre manière de jouer. Nous n'avons pas le droit d'être contrés après avoir mené de deux buts. Nous devons faire mieux".
Philippe Montanier (entraîneur de Valenciennes): "Je suis satisfait de la prestation de mon équipe. D'une part, car on débute par un but très vite encaissé. Du début à la fin, l'équipe n'a pas lâché, elle a insisté, à l'image de notre but et de nos occasions. La grosse frustration vient de repartir sans point après avoir réussi un match plein. Il est difficile pour moi de reprocher quelque chose aux joueurs. Ils ont été au bout d'eux-mêmes, ils n'ont jamais abandonné. Nous avons assisté à un bon match. Nous sommes sur trois défaites d'affilée, mais le comportement de l'équipe chez le leader me rend optimiste. Il y a des victoires inquiétantes et des défaites encourageantes. Celle-ci est encourageante".
LENS - SOCHAUX : 0-0
Francis Gillot (entraîneur de Sochaux): "On a une grosse occasion en fin de match. On fait une bonne entame, on fait un premier bon quart d'heure, on a deux ou trois situations. Puis on a un mauvais quart d'heure. Je pense que l'équipe qui marque gagne ce match et que c'est un bon 0-0. Dans la logique, c'est mérité pour les deux équipes. C'est toujours intéressant de prendre un point à l'extérieur. On voulait se rassurer après Paris où on avait été tellement en dessous. On avait fait non-match à Paris. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Tout se passe dans la tronche car tous les mecs sont en forme. Mais quand cela ne va pas dans la tête, les jambes ne suivent pas. On aimerait bien être plus conquérants. Mais quand on joue avec deux attaquants dans l'axe, on est en difficulté. Je suis passé à trois milieux, c'était beaucoup mieux. Avec 36 points, on n'est pas loin du maintien. En neuf matches, on va prendre trois ou quatre points. Ce sera suffisant. On va donc préparer Monaco. C'est une demi-finale au bout. C'est important pour le club. On va avoir l'ambition de passer. Comme Monaco. Je veux juste qu'on joue sur nos valeurs".
Jean-Guy Wallemme (entraîneur de Lens): "Il y a eu pire comme match en termes d'occasions manquées. Je retiendrai que lorsqu'on ne peut pas gagner, il faut ne pas perdre. Si on est positif, c'est un point de pris. Je suis ambitieux, j'essaye d'être objectif. On a eu moins de déchets, notre entame de match a été intéressante. Si on avait marqué, on aurait fait sortir cette équipe de Sochaux qui était bien organisée. On a manque d'efficacité. Comme Sochaux qui a eu deux occasions. L'arbitre fait partie des faits de matches. On sort déçus, frustrés, avec cinq blessés assez sévères. L'arbitre ne peut pas tout voir mais Gavanon fait un attentat sur Roudet, Monnet Paquet est ouvert jusquà l'os et Chelle a une fracture du nez. Ce n'est pas une excuse car on aurait dû mettre nos occasions au fond".
NICE - PSG : 1-0
Eric Roy (entraîneur de Nice): "Nous avons eu peu de réussite mais nous avons su la provoquer. Dans ce match assez débridé, un peu bizarre, Paris a eu des occasions et nous a posé des problèmes. On a rectifié notre organisation à la pause même si nous avons été affectés par des blessures. Au Mans, on a perdu trois joueurs, ce soir Faé (pointe à la cuisse gauche) et Echouafni (mollet) ont été touchés et j'ai eu peur pour Gace, Paisley et Apam, mais les entrants ont été au diapason. C'est la victoire de tout un groupe. On creuse l'écart sur Le Mans. Il devient confortable mais pas décisif. Je répète sans cesse aux joueurs qu'il faut regarder devant dans le classement. Si on veut être ambitieux et progresser dans le jeu, il faut un autre challenge que la surveillance du rétro. Je suis évidemment heureux après ce deuxième succès car il valide tout ce que nous ressentons avec René Marsiglia, Fred Gioria, Bruno Valencony et Roger Propos dans notre travail hebdomadaire. Cette victoire renforce également la confiance du groupe et lui permettra d'améliorer encore son jeu. Nous avons encore un gros déficit de points par rapport à la valeur que j'accorde à nos joueurs".
Loïc Rémy (attaquant de Nice): "Nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions mais quand même quelques situations intéressantes. Nous avons été réalistes au vu du contenu de la rencontre. On a profité d'une facilité à un moment dans la rencontre pour marquer, c'est vrai, mais ce but vient d'une action bien construite. C'était une ambiance très particulière. Nous nous sommes concentrés sur ce qu'on sait bien faire: défendre et placer des contres. Comme au Mans, j'ai marqué. Mais c'est mon rôle. J'essaie d'être décisif et d'achever le bon boulot de toute l'équipe. Il manquait pas mal de cadres à notre équipe, le groupe a su trouver les solutions. J'ai plus travaillé à fermer mon côté droit qu'à l'accoutumée. Nous avions tous tendance à nous disperser. Nous avons des consignes très strictes. C'est dans la rigueur qu'on parvient à être performant ".
Robin Leproux (président du Paris SG): "Je me demande comment on peut perdre ce match. Pas mal de joueurs m'ont déçu ce soir. Il est de la responsabilité de tous d'avoir un esprit de conquête. J'attends un tout autre esprit de nos joueurs. J'ai eu l'impression que certains pensaient que la saison était finie. Dans le contexte actuel, j'attendais autre chose".
Mevlut Erding (attaquant du Paris SG): "En dépit d'une ambiance très particulière, nous avons fait un bon match dont on ressort vraiment très déçu. Comme à l'aller, nous avons eu toutes les cartes en main, avec 5 ou 6 occasions franches que nous n'avons pas su exploiter".
SAINT-ETIENNE - NANCY : 0-0
Pablo Correa (entraîneur de Nancy) : "C'est un 0-0 avec des occasions de part et d'autre. Nous venions à Saint-Etienne avec le besoin de nous ressaisir au niveau défensif après avoir pris pas mal de buts. C'est donc satisfaisant. Dans le contenu, nous faisions de bons matches sans être efficaces dans les deux surfaces. Aujourd'hui, nous n'avons pas pris de but et à la fin nous aurions pu même l'emporter avec l'occasion de Chris Malonga. On joue toujours pour gagner. Cela me satisfait car un nul à l'extérieur est toujours intéressant".
Sylvain Monsoreau (défenseur de Saint-Etienne) : "Nous pouvons dire que nous avons livré un match prudent et du coup nous n'avons pas pu déstabiliser Nancy. Nous prenons un point dont il faut se satisfaire. La situation n'est pas simple mais il y a aussi des choses plus graves.
Gelson Fernandes (milieu de Saint-Etienne) : "On peut regretter nos occasions manquées en première période. Après, Nancy aurait pu marquer après la mi-temps. Avec ce nul, nous n'avançons pas beaucoup. Au vu du nombre d'occasions que nous nous procurons, nous devrions avoir plus de points. Nancy a joué très regroupé et ensuite compté sur la vitesse et la percussion de Dia après son entrée en jeu. Du coup, nous avions la crainte d'être contrés et c'est pour cela que nous avons terminé de façon plus prudente".
BOULOGNE - LORIENT : 2-0
Anthony Lecointe (arrière de Boulogne): "On se pose moins de questions, on joue maintenant libérés. Avec cette victoire, on prouve que l'on peut répondre présent et jouer comme une équipe de Ligue 1. En plus, on commence à penser au Stade de France mais avant cela, il faudra battre Quevilly qui nous est uniquement inférieur sur le papier".
Laurent Guyot (entraîneur de Boulogne): "Je suis très content du résultat mais aussi de la manière. On a mis la pression dès l'entame du match ce qui nous a permis de nous créer des opportunités. Toute la difficulté a été, à 1-0, de contenir Lorient dont le 4-4-2 bien rodé nous a gênés. On a plié mais pas cédé. Ce soir, on récupère deux points sur la 17e place. On est à moins 6 points en neuf matches, il faut y croire. La défaite face au Mans (1-3, 25e journée) nous a fait mal, mais c'était finalement un bien. On affiche nos progrès et de la confiance. Mais on tire aussi l'expérience de nos matches précédents."
Kevin Gameiro (attaquant de Lorient) : "On a été mangé par une bonne équipe de Boulogne qui a bien joué le coup".
Maxime Baca (défenseur de Lorient): "On est déçu du résultat et de la manière. On n'a pas su développer notre jeu. Ce que l'on a montré sur ce match, ce n'est pas le vrai visage de Lorient. Cela fait un moment qu'on rate nos entames de match. Ce soir encore. Après, il faut courir après le score, ce qui n'est jamais facile. C'est un match à oublier".
Christian Gourcuff (entraîneur de Lorient): "C'est une très mauvaise soirée pour nous. On savait pourtant que Boulogne jouait sa peau. Le scénario du début de rencontre est incroyable. La pression était prévisible mais on a été incapable de réagir, asphyxiés par l'intensité de l'adversaire. Après, on a confondu vitesse et précipitation. Cela a été pareil au début de la seconde période où Boulogne nous a pressés durant dix minutes. De toute façon, on n'a pas pris ce match par le bon bout. On a reçu une leçon de volonté. Il y a eu une cassure dans l'investissement avec une forme de suffisance. Et quand l'investissement n'y est plus, on a atteint des limites."
AUXERRE - LE MANS : 2-1
Benoît Pedretti (capitaine de l'AJ Auxerre): "Nous avons su persévérer et confirmer nos bonnes productions de la semaine passée à l'extérieur. Mais cela a été très dur et nous avons beaucoup souffert, en raison des fautes bêtes que nous avons commises, leur donnant beaucoup de coups francs excentrés. Nous avons perdu aussi beaucoup de ballons faciles. Mais on n'a pas lâché et on a continué à s'accrocher. Quand ils égalisent, on se prend un peu la tête entre les mains. Mais sur l'engagement, nous sommes allés de l'avant. Cela prouve ce soir, la grosse envie de tous".
Arnaud Cormier (entraîneur du Mans): "Je suis déçu, et je ne sais toujours pas comment, au final, on fait pour perdre ce match-là. A la pause, on doit mener, au vu des occasions que nous nous sommes créées. C'est alors frustrant d'être mené à la pause. Après nous avons été cohérents durant toute la deuxième période, même si on savait que les Auxerrois allaient maîtriser un peu plus les débats, comme ils menaient à la marque. On réussit enfin à égaliser dans les arrêts de jeu, en mettant tous nos atouts offensifs sur le terrain. On revient logiquement sur l'ensemble du match, alors que notre équipe est ultra-offensive. Il reste trois minutes, et on doit alors se mettre le cul par terre pour tenir ce score. Il y a un sentiment d'impuissance qui prédomine ce soir, pourtant on a bougé cette équipe auxerroise, si difficile à manoeuvrer chez elle".
RENNES - TOULOUSE : 4-1
Alain Casanova (entraîneur de Toulouse): "On fait 30 bonnes minutes, on est solide, bien costaud, on avait décidé de prendre la possession du ballon. Rennes nous l'avait laissé et attendait dans son camp. Et puis on commet une faute à 35 m de notre but et on concède l'ouverture du score. Après, on était très ouvert car on voulait vite revenir au score et sur une perte de balle on se fait trouer. J'aurais voulu qu'on tienne le plus longtemps possible le 2-0 pour les faire douter en 2e mi-temps mais dès l'entame on prend le 3e. Après, on a montré de l'abnégation et de la volonté pour revenir à 3-1 et les Rennais n'ont pas été tranquilles jusqu'à la fin du match. (sur la blessure de Pelé, sorti à la mi-temps) Pelé a ressenti une douleur à l'adducteur sur son premier dégagement donc il ne pouvait pas reprendre en 2e mi-temps. (sur une main de Hansson dans la surface non sifflée) c'est le même problème que lors de notre match aller à Nice où on siffle une main contre nous alors qu'elle paraît involontaire. Cette après-midi, j'ai revu le match Lyon-Marseille où une main de Heinze est sifflée. Simplement, je ne vois pas pourquoi ce soir on ne siffle pas. J'ai l'impression que les sanctions sur les mains dans la surface ne sont pas uniformisées donc c'est un petit peu dur. Il n'y a pas à condamner l'arbitrage de M. Lannoy, loin de là, mais quand on sent une injustice, certains joueurs sont plus sanguins que d'autres et je ne l'excuse pas mais je le comprends."
Frédéric Antonetti (entraîneur de Rennes): "C'était un objectif cette 3e victoire de suite, il est atteint et il faut continuer. Les équipes de tête sont trop éloignées donc ce n'est pas nous qui avons notre destin en main. On essaie de se concentrer sur nos matches. Je dois rendre hommage à l'équipe de Toulouse, j'avais dit cette semaine qu'elle n'avait rien à envier aux équipes du Top 6 et ils l'ont montré. Ils ont gagné la bataille du milieu, mais sans se créer d'occasion nette. Toulouse est une équipe très athlétique, qui a vraiment beaucoup d'avenir. On a eu des situations difficiles mais pas dans les 20 derniers mètres. Il nous a manqué un peu du contenu, on a placé des beaux contres et fait des choses intéressantes. Jimmy Briand nous fait du bien, c'est sûr, et encore il n'est pas à 100% de ses possibilités. Gyan aussi a inscrit son premier doublé (à domicile), c'est bien".
GRENOBLE - MONACO : 0-0
Mecha Bazdarevic (entraîneur de Grenoble): "Dans l'ensemble, c'était un bon match. Vu notre situation en queue de classement, on a tout essayé pour poser des problèmes aux Monégasques, on a été entreprenant mais il fallait se méfier de leurs contres. On aurait pu débloquer la situation en première mi-temps, mais ça n'est pas passé. Les joueurs continuent en tout cas à se battre, ils ne lâchent rien".
Guy Lacombe (entraîneur de Monaco): "C'est un sentiment mitigé qui nous anime. Il y avait des coups à jouer et on le sentait bien. Mais on n'est pas allé au bout de nos intentions. On a eu des opportunités de marquer mais eux aussi, il ne faut pas le nier. On avait sans doute la tête au match de coupe de France de mercredi" (Monaco reçoit Sochaux en quarts de finale).
MARSEILLE - LYON : 2-1
Honorato Ederson (attaquant de Lyon): "C'est évidemment une grosse déception. C'était un match très important. Nous étions venus pour gagner. Malheureusement, cela a mal tourné. C'est sûr, il y a de la frustration mais ce n'est pas fini. Il reste encore neuf matches et nous verrons bien. Nous n'avons pas mal joué mais il a manqué un petit quelque chose en plus pour être supérieur à l'OM. Cela commence à être difficile pour nous. Nous avons un calendrier difficile, mais nous allons tenter de continuer à faire ce que nous faisons depuis le mois de janvier".
Maxime Gonalons (milieu de Lyon): "Nous avions bien débuté le match. Nous nous sommes procurés des occasions en tirant notamment sur les montants à deux reprises. Nous avions à coeur de remporter ce match et il y a une grosse frustration. Nous sommes tous très déçus du résultat. Nous étions venus pour gagner mais nous n'avons pas eu la réussite avec nous.
Cris (défenseur et capitaine de Lyon): "Le championnat est très serré mais les points perdus contre Boulogne et Saint-Etienne vont coûter cher à la fin et cela commence à devenir compliqué pour nous".
Hatem Ben Arfa (attaquant de Marseille): "Nous avons affiché une grosse envie de démontrer que nous jouions chez nous. Je crois que c'est l'envie qui nous a permis de remporter ce match. Je pense que le résultat est mérité pour nous bien que Lyon ait tiré sur les montants. Nous avons fait un grand pas ce soir mais il ne faut pas s'enflammer. Il reste encore beaucoup de matches à disputer pour atteindre nos objectifs".
Jean-Michel Aulas (président de Lyon): "Ce n'est pas un bon résultat, mais on sait que lorsque l'on vient à Marseille, c'est toujours compliqué. Je pense qu'au niveau de la qualité de jeu, l'équipe a livré un bon match qui aurait pu tourner très nettement en notre faveur en première période. Par la suite, Marseille a mis plus de puissance, dans ses contacts, en particulier. Nous avons été mis en danger. L'OM a eu la réussite car sur le premier but, le tir de Kaboré est dévié et le ballon a lobé Hugo (Lloris). Ce résultat arrive au mauvais moment. Il faut le prendre en compte dans une série de dix matches qui arrivaient. Il n'en reste plus que neuf. Marseille a pris, sur le plan du championnat, un petit avantage sur nous. Je ne suis pas très inquiet par rapport au résultat final. Il faudra convenir que Marseille a été un peu dépassé par Lyon sur la qualité du jeu. Il y aura d'autres confrontations directes avec nous par la suite d'ici à la fin du championnat et nous pouvons aussi nous consoler avec d'autres objectifs".
