Les confessions d'Ibrahimovic

Football / Ligue 1

Les confessions d'Ibrahimovic
Photo TEAMSHOOT

Les confessions d'Ibrahimovic

Mardi 18 décembre 2012 - 20:43

Présent pour la première fois sur un plateau de télévision depuis son arrivée au Paris Saint-Germain il y a cinq mois, Zlatan Ibrahimovic s’est confié pendant près d’une heure sur le plateau de l’émission Le Club sur Be In Sport. L’international suédois n’a éludé aucun sujet, de son enfance dans une banlieue difficile de Malmö à ses ambitions avec le Paris Saint-Germain, tout en revenant évidemment sur la polémique qui l’oppose à l’Olympique Lyonnais après son geste sur Dejan Lovren.

Son enfance :


"Quand j’étais tout petit, j’étais actif. J’avais des rêves, et l’un de ces rêves était de devenir footballeur professionnel." Zlatan Ibrahimovic était donc programmé pour devenir footballeur professionnel. Alors qu’il a grandi dans une banlieue difficile de Malmö, l’attaquant suédois n’a pas caché que son enfance difficile lui a permis de devenir ce joueur si atypique. "Je me suis endurci. Dans ce genre de quartier il faut avoir de la confiance en soi pour ne pas suivre les mauvaises personnes, a expliqué l’attaquant parisien. Je suis très fier de sortir de ce quartier, car je le représente de manière positive. Si je m’en suis sorti, cela signifie que tout le monde peut s’en sortir, et pas seulement en football." C’est de là donc que lui vient sa fameuse rage de vaincre et sa confiance en lui. "Ibra" n’hésite d’ailleurs pas à déclarer : "Encore de nos jours je suis persuadé que je suis meilleur que les autres, je n’ai peut-être pas le Ballon d’Or, mais je reste persuadé que je suis meilleur."

Ses idoles :


L’attaquant parisien n’est pas vraiment du genre à admirer les autres. Pourtant deux sportifs trouvent grâce à ses yeux. Et le premier n’est pas un footballeur. Il s’agit du boxeur de légende Mohammed Ali. "Mohamed Ali était un exemple pour moi. Ali parlait beaucoup, mais était à la hauteur sur le ring. Au premier round il vous mettait KO. Il y a tellement de gens qui parlent mais qui après ne sont pas à la hauteur" se justifie Ibrahimovic. Encore une fois, il ne faut pas chercher bien loin pour retrouver l’arrogance assumée de l’ancien joueur milanais. Et au niveau football, le Suédois ne cache pas son admiration pour le Brésilien Ronaldo, qu’il considère tout simplement comme le meilleur joueur de l’histoire du football. "Pour moi le meilleur joueur de tous les temps c’est Ronaldo. Sa manière de jouer… Il avait la vitesse, le dribble, il avait un style fantastique et une grande efficacité."

Son arrivée à Paris :


Bien que Zlatan Ibrahimovic ait évolué dans les plus grands clubs du monde, il avoue que son accueil en fanfare dans le championnat de France était quelque chose auquel il ne s’attendait pas forcément. "Je ne m’attendais pas à ce que cela prenne autant d’importance, qu’il y ait une telle intensité. Il y avait plus d’attention que lors de mon transfert à Barcelone. J’ai été très heureux de l’accueil du club, des supporters de mes coéquipiers. Je veux essayer de faire avancer les choses pour le Paris Saint-Germain, et aider à rapporter des trophées." Présenté en grande pompe par les dirigeants parisiens, il admet volontiers que son premier jour restera gravé dans sa mémoire : "C’était une journée importante pour moi (ndlr : le jour de sa présentation au Trocadéro), journée mémorable et fantastique. Je m’en souviendrai toujours."

Le niveau de la Ligue 1

:
Après la Suède, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne, Ibrahimovic a donc découvert un nouveau championnat avec la Ligue 1. Et d’après ses dires, il est loin de se balader dans le championnat de France. "La Ligue 1 c’est dur, très dur. Mais je pense que ce qu’il y a de plus dur pour un attaquant, c’est l’Italie. J’ai beaucoup appris là-bas. J’ai dû changer ma façon de jouer, être un peu plus technique pour faire face aux physiques imposants des défenseurs du championnat de France."

Son rôle avec le PSG :


S’il est un grand buteur, Zlatan a aussi démontré qu’il était capable de délivrer des passes décisives. Et pour lui, le plus important reste d’être utile au collectif parisien : "Je suis buteur, mon rôle c’est de trouver de solutions et de marquer des buts. Faire des passes décisives, c’est un peu comme marquer. J’essaie de faire mieux jouer les autres. Par exemple, Zidane rendait les autres meilleurs, et c’est la marque des grands joueurs. Je veux faire en sorte que les autres deviennent meilleurs." Il en profite d’ailleurs pour répondre aux critiques sur son caractère, et sur le fait que certains de ses coéquipiers seraient inhibés par ses excès de colère : "Je ne pense pas que certains joueurs aient peur de moi. Si c’est le cas, ils ne font pas partie du top football. C’est vrai que je râle beaucoup sur le terrain, c’est pour ne pas me détendre. Je me stimule. Je ne veux pas me reposer sur mes lauriers. C’est comme cela que je suis. Je n’ai pas changé."

Sur le nouveau schéma tactique et ses ambitions :


Depuis que Carlo Ancelotti a changé son système de jeu pour passer en 4-4-2, le Paris Saint-Germain a enchaîné quatre victoires consécutives. Mais le Suédois se refuse à donner des consignes à son coach, qui selon ses propres termes reste "le boss" : "Je dois dire que depuis le changement de tactique, cela marche mieux. Il n’y pas de raisons de changer. Après, le coach est mieux placé que moi pour choisir la tactique." Et quel que soit le schéma de jeu choisi par son entraîneur, le Paris Saint-Germain remportera le titre. Cela ne fait aucun doute pour lui. " Paris sera champion. Partout où je suis allé j’ai gagné. J’ai la chance de faire partie de ce projet fantastique. Je suis certain que l’on arrivera à atteindre nos objectifs et à être champion."

Sur l’affaire Lovren :


Accusé par les dirigeants de l’Olympique Lyonnais d’avoir fait exprès de marcher sur la tête de Dejan Lovren, l’attaquant parisien a évidemment nié le caractère intentionnel du choc. Il en profite d’ailleurs au passage pour gentiment tacler Jean-Michel Aulas, le président de l’OL : "Quand je rentre sur le terrain, ce n’est pas pour blesser quelqu’un. On voit bien que je regarde le ballon. Je n’avais vraiment pas l’intention de le blesser. Je trouve ça dommage que quelqu’un (ndlr : Jean-Michel Aulas) dans sa position essaie de me déstabiliser. Cela signifie qu’il a peur et qu’il craint les attaques. Il ne faut pas lancer de contre-vérités."

Sur le Ballon d’or


Si en tant que capitaine de la sélection suédoise, "Ibra" a décidé de donner sa voix à Andres Iniesta, le favori reste pour lui Lionel Messi. "Le grand favori c’est Messi évidemment. La question maintenant n’est pas de savoir s’il a marqué, mais plutôt combien de buts il a marqué. Moi j’ai voté pour Iniesta, car c’est un joueur extraordinaire, et qu’il a remporté le championnat d’Europe." En espérant probablement que l’année prochaine il soit dans les trois à pouvoir encore postuler à ce trophée à ce moment de l’année.





Le sport en direct sur votre mobile


Sport-kiff.com, la boutique du sport / Partenaire officiel Sport.fr


Fiche du Stats

IbrahimovicParis SG
Ibrahimovic Zlatan Attaquant , 32 ans
Suède
Paris SG 15 buts marqués 18 matches

Fil infos Sport

A la une

Le buzz du jour

Insolites People

Sport Business

Top articles Sport.fr

Chiffre sport de la semaine

Phrase sport de la semaine

Direct Live