En craquant pour David Luiz, le PSG s’est déjà offert l’unique recrue autorisée par l’UEFA. Pour continuer de se renforcer, avec par exemple Eden Hazard, le club de la capitale va désormais devoir vendre.

On achètera qui on veut. Interrogé dans le Parisien la semaine passée, Nasser Al-Khelaïfi s’était montré clair à ce sujet. Pour le président du PSG, la sanction de l’UEFA dans le cadre du fair-play financier n’altère en rien les ambitions des Qataris. Ces derniers l’ont prouvé en sortant le chéquier pour faire de David Luiz le défenseur le plus cher de l’histoire, moyennant une indemnité de transfert de 49,5 M€ versée à Chelsea, plus 10 M€ de bonus. Soit au total près de 60 M€, c’est-à-dire le montant autorisé par l’UEFA au club de la capitale pour le recrutement d’un joueur dans sa sanction.

Le PSG va désormais devoir changer de stratégie pour la suite du mercato. Pour la première fois depuis la prise de pouvoir de QSI, il va falloir vendre avant de pouvoir acheter, tout en ne faisant pas exploser sa masse salariale afin de se plier à la décision de l’UEFA. Sauf que les candidats au départ ne sont pas nombreux dans l’effectif parisien. Javier Pastore, même s’il a affiché sa volonté de rester, pourrait être prié d’aller voir ailleurs. Même chose pour Ezequiel Lavezzi, alors qu’Eden Hazard est toujours pisté pour renforcer l’attaque parisien cet été et débarquer à son poste.

Les deux joueurs disposent encore d’une bonne cote en Italie et ne seront pas bradés par le PSG, qui n’a pas le droit de dépenser pour recruter plus qu’il ne va toucher sur ses ventes désormais. Le départ d’Alex, quasiment scellé avec le recrutement de David Luiz, va permettre de faire faire la masse salariale. Il faudra voir également ce que compte faire Laurent Blanc de Marquinhos ou Adrien Rabiot, dont le temps de jeu risque d’être toujours aussi limité la saison prochaine mais qui ne devraient pas pour autant être vendus. Si le mercato du PSG est lancé sur les chapeaux de roues, la suite promet d’être animée.