Le PSG évite la crise... pour l'instant
Dimanche 23 janvier 2011 - 12:35
Malgré une excellente première moitié de saison, la crise continue de guetter le Paris SG. Après l'affaire Sessegnon est survenu cette semaine le couac Luyindula. Deux problèmes résolus sans trop de casse... pour l'instant. Le PSG se rend cet après-midi à Angers (CFA2) en 16e de finale de la Coupe de France. Une élimination serait une très mauvaise idée.
Au Paris SG la vie n'a jamais été un long fleuve tranquille. Résumé des saison précédentes ? Des crises sportives à répétition, des problèmes de hooliganisme en cascade, des changements d'entraîneurs et de président en pagaille et de nombreuses affaires judiciaires. Cette saison, rien de tout cela. Le club occupe une excellent deuxième place au classement de la Ligue 1 et reste qualifié en Coupe de France et en Europa League. Aucun trouble majeur à signaler aux abords d'un Parc des Princes placé sous très haute surveillance. Ni l'entraîneur ni le président ne semblent menacé. Mais la crise est la marque de fabrique du PSG. Sans aucun problème, le PSG ne serait plus le PSG. Alors les joueurs y mettent du leur.
La première mini-crise de l'année a concerné Jérôme Rothen. Le joueur n'entrait pas dans les plans de Kombouaré et ne trouvait pas preneur. Afin de le pousser à accepter la première offre venue, le club a mis le joueur à l'écart. Ce dernier s'est rebiffé et a assigné le PSG. L'affaire aurait pu prendre de l'ampleur mais elle a été rapidement réglée à l'amiable. Le contrat a été résilié moyennant 1 million d'euros, pour solde de tout compte. Un accord pas si mauvais pour le club puisque le joueur était payé 180.000 euros par mois... à ne rien faire.
La seconde crise semblait plus sérieuse. Stéphane Sessegnon accusait Kombouaré de l'avoir insulté et était parti en claquant la porte, juste avant les fêtes de Noël. Le Béninois semblait déterminé à quitter le club. Il ne s'était pas présenté au Maroc, le 2 janvier, pour le stage de reprise. Le divorce semblait consommé et un départ au mercato d'hiver inéluctable... Mais une fois de plus, le problème a été réglé à l'amiable. Kombouaré à tendu la main au joueur, qui a finalement accepté de la saison, après une coupure de près de trois semaines passés à l'INSEP, en compagnie du préparateur physique Renaud Longuèvre. Sessegnon a réintégré l'entraînement jeudi. Sa discorde avec l'entraîneur est oubliée, ce dernier l'a accueilli à bras ouverts. Toutefois, il se murmure que cette réconciliation ne serait que de façade. Sessegnon aurait obtenu un bon de sortie de la part de ses dirigeants. Du reste, il n'a pas été retenu dans le groupe pour affronter Agen en Coupe de France, officiellement pour un petit mal au ventre...
La troisième crise de l'année concerne Peguy Luyindula et pour tout dire, on ne l'avait pas vu venir. L'attaquant, âgé de 31 ans, est cette année remplaçant en Ligue 1, mais le plus souvent titulaire en coupes. Aussi, il a très mal pris de ne pas avoir été aligné mardi, en demi-finale de la Coupe de la Ligue, à Montpellier (qui s'est imposé 1-0 en prolongations). Ironie du sort, c'est le jour même du retour de Sessegnon que l'affaire Luyindula a éclaté. Le tout, bien sûr, sur fond de marcato d'hiver et de propositions qui font tourner la tête des joueurs. Il se murmure ainsi en coulisse que si Luyindula s'est fâché, c'est parce qu'il est courtisé par West Ham. Toutefois, la fâcherie n'aura duré que 24 heures. Le joueur s'est expliqué avec son entraîneur. Il écopera d'une amende mais ne sera pas écarté du groupe.