Le président de Lyon Jean-Michel Aulas a estimé que le départ de la présidence de Marseille de Pape Diouf n'était "pas une bonne nouvelle pour la Ligue 1", mercredi à Paris.
"J'avais au fond une bonne relation avec lui et je l'appréciais en tant qu'homme, même si nous avons eu des passes d'armes médiatiques, ce qui est normal", a confié le patron de l'OL à l'AFP, ajoutant que ce n'était "pas une bonne nouvelle pour la Ligue 1".
"J'ai passé la finale de la
Ligue des champions à côté de Pape Diouf, à Rome, a-t-il confié. Nous avons beaucoup parlé, de foot, de gestion, de management. J'avais remarqué chez lui beaucoup d'envie de gagner la Ligue des champions, et aussi beaucoup d'amertume".
"Il y a toujours une solidarité des présidents, car c'est très difficile d'être président de club, surtout d'un grand club, a-t-il commenté. Il y a aussi une solidarité d'investisseur et de gestionnaire: n'importe quel club européen rêverait d'avoir un investisseur comme Robert Louis-Dreyfus".
"J'ai été très surpris: les envolées de
Pape Diouf contre
Jean-Michel Aulas, on peut les concevoir, mais contre son propre actionnaire...", a-t-il poursuivi.
"J'avais acheté, pour rivaliser avec lui sur le plan médiatique et de l'humour, un petit bouquin rouge de proverbes africains, que je comptais utiliser la saison prochaine, a conclu le président de l'OL. Je vais peut-être le lui envoyer avec un petit mot".