L'affaire Louis-Dreyfus

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L'affaire Louis-Dreyfus

L'affaire Louis-Dreyfus

Mercredi 29 avril 2009 - 9:44

L'entraîneur de Marseille Eric Gerets fait largement porter la responsabilité de son départ de l'OM aux déclarations de l'actionnaire du club Robert Louis-Dreyfus en janvier.

"Je crois que mon parcours n'a pas été trop mauvais jusqu'à maintenant. Que certains oublient au moment où la saison commence que l'on soit passé de la 18e à la 3e place la saison dernière, je peux encore l'imaginer. Mais après décembre, où nous avons oscillé de la 3e à la 5e place, il y a eu cette interview de Robert Louis-Dreyfus", explique Eric Gerets à la radio RTL, en allusion à cet entretien paru le 14 janvier dans l'Equipe.

Robert Lous-Dreyfus "se sentait obligé de m'attaquer aussi, car je me sentais attaqué, et il a certainement oublié notre parcours. Il avait des doutes. Quelqu'un qui dit que tu dois être 2e à la fin du championnat, c'est quelqu'un qui doute et moi je n'ai pas bien compris", a poursuivi Gerets. "RLD" rappelait en effet fermement aux dirigeants marseillais l'objectif de terminer dans les deux premiers du championnat (l'OM était alors 4e), tout en critiquant certaines décisions en matière de recrutement.

Selon le technicien belge, qui affirme qu'aucune "proposition de contrat, quelle qu'elle soit, ne (lui) a été remise", le président Pape Diouf a ainsi été "mis dans une situation impossible" par "un chef qui dit qu'il veut attendre la fin du championnat". Expliquant qu'il avait "donné un signal assez fort" avec le redressement de l'équipe opéré de janvier à mars, aujourd'hui leader de L1 avec 5 points d'avance, Gerets affirme ensuite : "à un moment donné, je me suis dit: je ne peux plus attendre. J'ai pris la décision de quitter ce club, le premier où j'ai connu des sensations pareilles. C'est dommage, car en 5 minutes, ce problème aurait été réglé. Mais à un moment donné on a aussi sa fierté".

Rendant hommage à Diouf, qui a "cru" en lui, Gerets se dit "triste que cette offre ne soit pas venue de sa part. D'un autre côté, il était dans une situation où il ne pouvait faire ni l'un ni l'autre. Je ne lui en veux pas. Je n'en veux à personne, c'est l'actionnaire qui donne de l'argent, et s'il a envie de faire des déclarations comme il l'a fait, je dois l'accepter. Mais il doit aussi accepter qu'un homme a sa fierté et que, s'il doit attendre trois mois, les choses puissent aller dans une autre direction".

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