Kapo vient prêcher la bonne parole à Auxerre
Mardi 24 janvier 2012 - 14:58
Sans club depuis l’été dernier, le milieu de terrain Olivier Kapo a signé un contrat d’une saison et demie en faveur de son club formateur, l’AJ Auxerre. L’ancien international français tentera de remotiver un groupe jeune qui connaît des résultats trop irréguliers pour prétendre à quelque chose d’ici la fin de saison.
Il veut prouver qu’il en a encore sous le… Kapo. Depuis son départ de l’AJ Auxerre, en juin 2004, Olivier Kapo a pas mal bourlingué à travers l’Europe, voire plus, passant des clubs les plus prestigieux comme la Juventus Turin, au plus modeste, à l’image de Levante ou de Boulogne-Sur-Mer. Tentant de se relancer outre-Manche à Birmingham ou à Wigan, puis signant à Al-Ahly histoire de se "refaire" financièrement, l’ancien international français, neuf sélections, a décidé de revenir à la "maison". S’entraînant depuis maintenant un mois avec la formation icaunaise, Kapo a paraphé lundi un contrat d’un an et demi en faveur de l’AJA, son club de toujours.
"Auxerre, c'est chez moi. Je suis arrivé ici à treize ans, c'est grâce à ce club que j'ai été international, que j'ai gagné des trophées", a ainsi rappelé le natif d’Abidjan dans les colonnes du quotidien sportif L’Equipe. "C'est particulier, une vraie famille avec laquelle on ne peut pas couper les ponts." Avec 162 matches à son compteur pour 24 buts, Kapo connaît les moindres recoins du Stade champêtre de l’Abbé-Deschamps, dans lequel il a tout vécu, du maintien aux grandes soirées de Ligue des champions. Auréolé d’une Coupe de France en 2003 avec Djibril Cissé et Philippe Mexès, seconde génération dorée de l’AJA, Kapo revient aussi pour prêcher la bonne parole auprès des jeunes joueurs de l’effectif.
"Ils ne se rendent pas toujours compte. Nous, quand on était là, on n'avait qu'une envie, c'était d'aller voir ailleurs. Mais l'AJA n'a rien à envier aux autres - bon, à part financièrement (rire). Il y a tout pour progresser. Vous savez, j'ai beaucoup voyagé, et je me suis souvent dit : «Putain, c'était bien l'AJA»", rappelle non sans nostalgie Olivier Kapo qui estime que les jeunes ont "de la chance de porter ces couleurs". Retrouvant un club seulement 16e avec un petit point d’avance sur les premiers relégables, Olivier Kapo ne sera toutefois pas dépaysé puisqu’il jouera, comme à l’époque Guy Roux, le maintien. Mais, pour de vrai, cette fois-ci.
Julien Froment