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Jean-Claude Dassier, président de Marseille, a demandé à Hatem Ben Arfa de renouer contact avec lui, en lançant dimanche soir dans l'émission télévisée Canal football club : "Hatem a mon portable, qu'il m'appelle".
Dassier a livré sa version de la journée de jeudi : "Hatem Ben Arfa est venu me voir dans mon bureau, mais à peine le temps de dire bonjour, il était déjà parti (...) ce n'est pas grave au fond quoique (...) j'avais des choses à lui dire, des propositions à lui faire". "Les intérêts d'un club peuvent changer, c'est en se mettant autour d'une table qu'on peut résoudre les problèmes : Hatem a mon portable, qu'il m'appelle", a poursuivi le président olympien.
L'OM veut garder Ben Arfa car il a perdu Mamadou Niang, parti à Fenerbahce. Là aussi M. Dassier a livré sa vision du dossier: "Evidemment qu'il fallait vendre Niang, tout le monde en était convaincu, sauf Didier Deschamps (...) Oui je l'ai déclaré intransférable (pour) faire monter les tarifs (...) mais il était décidé à partir."
Hatem Ben Arfa pique sa crise. Alors que l'Olympique de Marseille refuse de le prêter à Newcastle United, le joueur se dit "prêt à mettre (sa) carrière entre parenthèses". Dans L'Equipe, il se considère comme un "esclave" de ses dirigeants.
Encore un joueur de football qui a manqué une occasion de se taire. Hatem Ben Arfa imite Frédéric Piquionne qui, en son temps, voulait mettre un terme à sa carrière lorsque l'AS St-Etienne refusait de le transférer à l'Olympique Lyonnais et se considérait comme un esclave. "Ce n'est pas parce que nous sommes payés que nous sommes des esclaves", estime Hatem Ben Arfa dans le journal L'Equipe pour dénoncer sa situation, il est vrai ubuesque. Ses dirigeants lui avaient signifier qu'il pouvait chercher un autre club, mais refuse aujourd'hui de le libérer.
Ben Arfa égratigne la plupart des responsables de l'Olympique de Marseille, sauf le directeur sportif José Anigo qui "a des valeurs, dans les bons ou les mauvais moments, il n'a jamais changé". Pour le joueur, le président de l'OM Jean-Claude Dassier "a du mal à assumer: j'ai ressenti quelqu'un de fermé." Avec l'entraîneur Didier Deschamps, Ben Arfa explique que "le courant ne passe pas : quand il me parle j'ai toujours l'impression qu'il a une idée derrière la tête". Et Ben Arfa "ne préfère pas parler" de Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance de Marseille.
"C'est parce que mes dirigeants se foutent de ma gueule qu'aujourd'hui je vous annonce que je suis prêt à mettre ma carrière entre parenthèses s'ils n'acceptent pas la proposition de Newcastle comme c'était prévu au départ", explique le buteur de Norvège-France (2-1). "Je suis prêt à ne pas jouer de la saison (...) je ne suis pas un paquet de lessive. Je ne suis pas de la merde (...) Je suis prêt au pire. Je m'organiserai pour travailler physiquement.", poursuit-il.


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