Anigo prêt à faire la paix avec Deschamps
Vendredi 6 janvier 2012 - 10:39
Discret dans les médias depuis sa prise de bec avec Didier Deschamps en octobre dernier, José Anigo s'est longuement confié dans les colonnes de l'Equipe. L'occasion pour le directeur sportif marseillais de jouer la carte de l'apaisement avec le technicien, d'évoquer le mercato hivernal à venir de l'OM, ou encore de tacler le grand rival parisien.
Et si José Anigo avait pris de bonnes résolutions pour 2012 ? Alors que sa relation glaciale avec Didier Deschamps est désormais établie, le directeur sportif de l'OM a tendu la main à l'entraîneur. Dans un long entretien accordé à l'Equipe ce vendredi, Anigo ne regrette pas sa charge sur Deschamps par médias interposés le 22 octobre dernier, à l'issue du match contre Ajaccio ("On ne peut pas toujours dire c'est la faute d'untel ou d'untel et jouer à Caliméro", avait-il notamment lancé). Mais il espère désormais que cette relation va évoluer dans le bon sens, pour le bien du club. "À un moment, il faudra bien qu’on se pose et qu’on travaille en se parlant. Nous ne sommes pas des enfants. Même si on ne sera jamais les meilleurs amis du monde, rien ne nous empêche de nous parler", estime ainsi Anigo, affirmant n'avoir "aucun souci" avec Deschamps. A voir si le technicien, qui ne veut plus évoquer sa relation avec son directeur sportif depuis l'incident du mois d'octobre, décidera de répondre favorablement à cette main tendue.
Porte ouverte pour Gignac
Alors que le mercato hivernal vient de débuter, l'ancien défenseur en profite pour dresser son tableau de bord pour cette période : "
Se séparer d’un ou deux joueurs. Après, en trouver un qui peut apporter quelque chose". Pour Lucho, un transfert cet hiver n'a pas été évoqué selon Anigo. "
On n'a pas parlé de départ pour janvier, avec lui en tout cas", affirme-t-il. Pour
André-Pierre Gignac, la donne est différente. "
Gignac, cela aurait été plus facile de trouver un prêt s’il n’était pas blessé. Cela ne ferme pas la porte à une possibilité. Lui comme nous, on écoutera attentivement s’il y a une proposition", explique le directeur phocéen phocéen, ajoutant au passage "
que rien n'est fermé" d'ici la fin du mercato. Au niveau du recrutement, "
un attaquant" est notamment désiré. Ce ne sera pas
Marco Borriello, parti à la Juventus et qui était "
trop cher" pour l'OM. Ni,à première vue,
Gaël Kakuta, pourtant annoncé dans le viseur marseillais. "
Ça me fait sourire comme quand je vois que l’on est en concurrence avec Dijon pour Kakuta. Patrice Carteron parle sans savoir. On n’a jamais contacté Kakuta", assène Anigo à ce sujet.
Le PSG, "machine à dépenser du fric"
Toujours prompt à tacler la concurrence, l'ancien entraîneur de l'OM n'a pas oublié de critiquer le PSG. Comme il l'affirme depuis le début de la saison, le club de la capitale est loin d'être assuré du titre malgré ses millions dépenses sur le marché des transferts. "
Notre actionnaire a investi énormément d’argent. Mais en face, il y a une machine à dépenser du fric, lâche-t-il en visant Paris.
Pourtant, je ne suis pas certain que le PSG avec tout son argent soit champion demain ou après-demain. En face, il y a Lille, Lyon ou Marseille". Si "
l'ambition" de l'OM "
demeure", Anigo sait toutefois qu'il "
sera difficile" de lutter pour le titre après un début de saison raté.