Football - Espagne

Cissokho : "Valence, une grosse fierté"

Cissokho :

Aly Cissokho commence une nouvelle vie. Poussé dehors par l'Olympique Lyonnais cet été, après avoir été classé parmi les "Pharaons" du club par Jean-Michel Aulas, le latéral gauche semble trouver ses marques à Valence. Arrivé au club à la fin du mois d'août, le défenseur a été titularisé lors des deux dernières journées en Liga, et a inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs dimanche dernier, face au Celta Vigo, fêtant à la fois ses 25 ans et sa première apparition à Mestalla, le stade du FC Valence. Ce mercredi, l'international français revient dans les colonnes de L'Equipe sur son départ de Lyon, ses débuts en Espagne et son espoir de retrouver les Bleus un jour. "Ca s'est fait très vite, commente-t-il au sujet de sa signature à Valence, alors qu'on l'attendait plutôt en Angleterre ou en Italie. Valence est le club qui a montré le plus d'intérêt. Dès qu'il s'est manifesté, j'ai donné mon accord à l'OL pour entamer des discussions. J'ai aussi pris des renseignements auprès d'Adil Rami que j'avais côtoyé en sélection. Valence, pour moi, c'est une grosse fierté."

Alors que l'on pourrait croire qu'il a quitté l'OL en mauvais termes, suite aux déclarations de Jean-Michel Aulas à son sujet, Aly Cissokho est loin de cracher sur son ancien club. Le latéral avoue que les mots du président des Gones l'ont "surpris, bien sûr", mais ne lui en tient pas rigueur : "C'est le boss, il a le droit de dire ce qu'il veut. Il a fait beaucoup de choses pour le foot, pour Lyon et pour moi. Après, c'est vrai que je ne suis pas quelqu'un qui souhaite entrer dans les polémiques. Je ne suis pas quelqu'un qui va taper du poing sur la table du président, gueuler ou balancer des choses sur Twitter. Je n'ai pas eu l'occasion de m'expliquer avec lui, mais je ne lui en veux pas." Le joueur passé par Porto garde même un bon souvenir de l'OL : "J'ai toujours dit que je me sentais bien à l'OL. Je jouais quand même régulièrement, j'étais dans un club qui disputait la Ligue des champions. On a vécu une très belle aventure avec le groupe. (...) Je savais simplement que le club voulait vendre et que je faisais partie des joueurs concernés. Ca ne m'a pas empêché de faire toute la préparation et le début de saison. L'OL est sur une belle lancée. J'espère que ça va continuer."

Appelé pour la dernière fois en équipe de France en août 2010, Aly Cissokho doit aujourd'hui convaincre un nouveau sélectionneur, Didier Deschamps, de le rappeler en Bleu. "Quand on y est allé, on veut y retourner, explique le défenseur, qui pourrait se rappeler aux bons souvenirs du groupe tricolore s'il s'installe à Valence. Personnellement, depuis deux ans, je n'ai pas l'impression d'avoir stagné. C'est simplement que j'évolue à un poste où il y a du talent, avec des joueurs qui sont là depuis de nombreuses années et qui évoluent dans les plus grands clubs", analyse-t-il, faisant référence à ses concurrents Patrice Evra, Gaël Clichy, voire même Eric Abidal ou son coéquipier en club, Jérémy Mathieu. Avec ce dernier, la lutte va d'ailleurs être acharnée pour occuper le poste à Valence, même si Mathieu peut évoluer un cran plus haut : "On peut jouer tous les deux ensemble. On va aussi certainement se partager le poste, mais ça sera dans une ambiance fair-play. Il n'y a pas de souci", confirme Cissokho. "A moi de me montrer sous mon meilleur visage", conclut celui pour qui s'ouvre un nouveau chapitre.




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