La FIFA a tranché : la Coupe du monde de football accueillera 48 nations à partir de l’édition 2026 ! Une décision initiée par le nouveau président, Gianni Infantino, malgré de nombreuses critiques. Il semble que les enjeux économiques aient pris une fois de plus le pas sur la logique sportive.

Pari gagné pour Gianni Infantino qui avait fait de cette réforme le principal objectif de son mandat. Le nouveau président de la FIFA est parvenu à faire adopter ce nouveau format qu’il privilégie désormais. Lors de sa campagne pour succéder en février dernier à Sepp Blatter, l’ancien secrétaire général de l’UEFA avait pourtant soutenu un format à 40 équipes. Mais l’ex-bras droit de Michel Platini penchait finalement pour ce format à 48 (avec 16 groupes de 3), qui conserverait la même durée (32 jours) et pourrait se disputer comme pour l’édition 2018 dans 12 stades.

Des revenus en forte hausse

Avec une Coupe du monde à 48 équipes dès l’édition 2026, les revenus nets atteindront 4,18 milliards de dollars (3,95 milliards d’euros), contre 3,54 milliards de dollars pour le Mondial 2018 en Russie, selon les projections. Une progression essentiellement liée aux droits TV. Les revenus des droits de télévision progresseraient d’un demi milliard de dollars et ceux du marketing de 370 millions de dollars. Cependant, les prévisions pour le Mondial en Russie semblent déjà difficiles à atteindre dans la mesure notamment où deux parraineurs majeurs n’ont pas été remplacés.

Combien de places supplémentaires pour l’Europe ?

Dans le même temps, les coûts liés à l’augmentation du nombre d’équipes présentes et du nombre de matches (80 contre 64 dans un format à 32 équipes) seraient en hausse de 325 millions de dollars (environ 307 millions d’euros).

Reste à déterminer le nombre de places supplémentaires allouées à chaque confédération. Dans un Mondial à 40 équipes, l’Europe aurait gagnerait une place (14 contre 13), l’Afrique deux (7 contre 5) et l’Asie une place et demie (6 contre 4,5), notamment. Pour ce nouveau format à 48 nations, les règles restent à édicter !

L’opposition des clubs n’a pas pesé lourd

L’Association des clubs européens (ECA) était fermement opposée à cet élargissement à 48 équipes pour les phases finales de Coupes du monde, invoquant un calendrier trop chargé, avec un nombre de matches déjà inacceptable pour les joueurs. Dans l’intérêt des fans et des joueurs, nous exhortons la FIFA à ne pas augmenter le nombre de participants à la Coupe du monde, demande le président de l’ECA Karl-Heinz Rummenigge, également président du directoire du Bayern Munich. Nous devons nous concentrer à nouveau sur le sport. La politique et le commerce ne devraient pas être la priorité exclusive du football, regrette encore l’Allemand.

Officiellement donc, les clubs s’opposaient à cette mesure. Toutefois, officieusement, ils espèrent que le président de la FIFA reverra les modalités de mise à disposition des joueurs auprès des sélections nationales, c’est-à-dire les primes versées aux clubs… Ce sera là aussi l’un des feuilletons à suivre de cette réforme.